Tár, de Todd Field, amène Cate Blanchett à livrer une performance stupéfiante de virtuosité

Lydia Tár (Cate Blanchett), cheffe avant-gardiste d’un grand orchestre symphonique allemand, est au sommet de son art et partage sa vie entre concerts, répétitions avec l’orchestre qu’elle dirige et les cours qu’elle donne à l’École Julliard. Le lancement de son livre approche et elle prépare un concerto très attendu de la célèbre Symphonie n° 5 de Gustav Mahler. Lydia Tár partage sa vie avec Sharon Goodnow (Nina Hoss), son premier violon, avec laquelle elle a une petite fille, Petra. Une autre femme, Francesca Lentini (Noémie Merlant) musicienne dans l’orchestre, est très proche de Lydia Tár comme assistante dévouée et admirative de Lydia, voire un brin amoureuse. Tout semble couler de sources dans la vie de Lydia mais, en l’espace de quelques semaines, sa vie va basculer d’une façon singulièrement actuelle, les moyens de communication contemporaine aidant à la conduire à l’autel de l’opprobre international. (…)

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Cannes 2022 : L’innocent, de Louis Garrel, présenté hors compétition, invite à une comédie policière emplie de savoureuses mises en abîme

Quand Abel (Louis Garrel) apprend que sa mère Sylvie (Anouk Grinberg), la soixantaine, qui anime des ateliers de théâtre en prison, est sur le point de se marier avec Michel (Roschdy Zem), un prisonnier, il panique. Aussitôt, Abel suspecte des intentions douteuses et un stratagème louche dans ce mariage et se met à prendre en filature Michel. Epaulé par Clémence (Noémie Merlant), sa meilleure amie, plus précisément la meilleure amie de feu sa femme, Abel va tout faire pour essayer de la protéger. Mais la rencontre avec Michel, son nouveau beau-père, pourrait bien offrir à Abel de nouvelles perspectives… (…)

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Présenté en compétition au Festival de Cannes 2021, Les Olympiades, dernier film de Jacques Audiard, marque un changement de cap dans la filmographie du cinéaste, plongeant les spectateurs au cœur du quartier des Olympiades, dans le XIIIᵉ arrondissement

Le XIIIᵉ arrondissement de Paris abrite un melting pot social et ethnique et Jacques Audiard a su représenter cette dimension bigarrée avec brio. Les spectateurs rencontrent tout d’abord Emilie (Lucie Zhang), une jeune femme d’origine taïwanaise qui est diplômée de Sciences Politiques mais n’a trouvé qu’un emploi de démarcheuse téléphonique. Emilie passe une annonce pour trouver une colocataire rencontre Camille (Makita Samba), un enseignant au lycée et doctorants en Lettres. Les colocataires se découvrent des affinités, en particulier sexuelles. Mais Camille affirme ne pas avoir de sentiments pour Emilie qui lui avoue être tombée amoureuse. Camille déménage et décide de faire une pause dans ses études pour travailler dans l’agence immobilière d’un ami. N’y connaissant rien, il recrute une jeune femme, Nora dotant il est rapidement attiré. Mais Nora semble avoir quelques problèmes à régler, ce qu’elle fera par le biais de sa rencontre avec Amber Sweet. À l’instar d’un vaudeville contemporain, ces trois filles et ce garçon sont amis, parfois amants, souvent les deux. (…)

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[Audio] Rencontre au Festival du film français d’Helvétie avec Marie-Castille Mention-Schaar pour son film, A Good Man

A Good Man, de Marie-Castille Mention-Schaar, s’inspire d’une histoire vraie pour livrer une histoire d’amour qui brave les jugements et les préjugés.
Le film, qui faisait partie de la Sélection Officielle de Cannes 2020, suit l’histoire d’amour d’Aude (Soko) et de Benjamin (Noémie Merlant) qui s’aiment depuis six ans et vivent ensemble sur la petite île bretonne de Groix. Aude souffre de ne pas pouvoir avoir d’enfant alors Benjamin, qui n’a pas encore terminé sa transition, décide que c’est lui qui portera leur enfant. 
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Cannes 2019 : « Portrait de la jeune fille en feu », de Céline Sciamma ou la dissection picturale  d’une passion

Le film de Céline Sciamma, présenté en compétition au Festival de Cannes 2019, nous propose une voyage dans le temps à travers la passion naissante et inattendue entre une peintre et son modèle.

1770. Marianne (Noémie Merlant) est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse (Adèle Haenel), une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Sur l’invitation de la mère d’Héloïse (Valeria Golino), Marianne va devoir peindre Héloïse à son insu. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde, l’observe tout en conversant et se promenant avec la jeune fille.
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[Audio] Rencontre avec Marie-Castille Mention-Schaar, réalisatrice de La fête des Mères

La fête des Mères est une fête annuelle célébrée en l’honneur des mères dans de nombreux pays. À cette occasion, les enfants offrent des cadeaux à leur mère, des gâteaux, des fleurs ou des objets qu’ils ont confectionnés à l’école ou à la maison. Malheureusement, la Fête des Mères est devenue, à travers le monde mais en particulier aux États-Unis, une fête mercantile et commerciale.
Marie-Castille Mention-Schaar, réalisatrice, productrice et scénariste française, a souhaité rendre hommage à toutes les mères : les défaillantes, les bienveillantes, les protectrices, les absentes, mais les mères toujours présentes en cas de pépins ou en manque de câlins.
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