Amra and the Second Marriage : une satire féroce de la classe moyenne saoudienne

Second film du réalisateur saoudien Mahmoud Sabbag (Barakah Meets Barakah, 2016), cette comédie noire et amère entre de plain-pied dans le genre de la satire et lui permet de mordre à pleines dents le ridicule d’une société arc-boutée sur les apparences, le qu’en-dira-t-on et régie par les superstitions et le matérialisme. Cependant, pas d’angélisme du côté du réalisateur : tout le monde en prend pour son grade. Les imams rétrogrades et vénaux qui font leur beurre plus sur la superstition des gens que sur leur foi, les hommes lâches et hypocrites, mais aussi les femmes, jalouses, médisantes et méchantes à côté du rôle cliché mais non dénué d’une bonne part de réalité de la belle-mère cerbère de la lignée et de l’honneur de son fils, comme celui des filles d’Amra ingrates et égoïstes en passant par Amra elle-même, pétrie dans ses contradictions et enfermée dans les cloisons de sa vision de la vie.
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Berlinale 2017 – compétition jour #7: Colo / Retour à Montauk (Return to Montauk) / El Bar

En cette 7è journée, tout le monde commence à être fatigué, les traits se creusent, les yeux s’enfoncent, les nerfs affleurent. Alors commencer la journée compétition avec un film de plus de deux heures, lent qui plus est, ce n’était pas la meilleure idée qu’ont eu les programmateurs du festival. Le film de midi a été une vraie déception – mine de rien, Schlöndorff était un peu attendu – et celui de l’après-midi, un film réussi dans son genre (la comédie d’horreur) mais à la présence un peu surprenante dans la sélection compétition – même s’il est formellement hors compétition.
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Berlinale 2017 compétition jour #5: Helle Nächte (Bright Nights) / The Party / Mr. Long

Événement dans cette journée : le film de 9h était misérable, voire misérabiliste, celui de 12h fabuleux, voire magnifique. Il serait très courageux mais parfaitement justifié, restons toutefois prudents, nous ne sommes qu’à la moitié du festival (et on attend avec impatience de voir le nouveau Kaurismäki en compétition), d’envisager de donner la récompense suprême à une comédie qui a de l’épaisseur, même si On Body And Soul reste un grand favori.
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Un chinois universaliste, un norvégien à l’humour noir, un français de 91 ans

Il ressort de cette journée de compétition une recherche d’originalité dans le générique. Tui Na reprend les codes de la

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