La fiancée du danger de Michèle Kahn, ou le destin hors du commun de Marie Marvingt

On n’ose imaginer combien de rues et de centres sportifs porteraient son nom, combien de biographies voire de films auraient été créés si Marie Marvingt (1875-1963) avait été un homme et non une sportive accomplie et une pionnière dans de nombreux domaines, méconnue, probablement parce qu’elle faisait de l’ombre à ses contemporains masculins, alors qu’elle est la femme la plus décorée de France !
Heureusement, l’écrivaine et journaliste Michèle Kahn s’est emparée du destin de cette cantalienne qui a passé une grande partie de sa vie en Lorraine où elle est morte dans l’indigence avant de tomber dans un quasi oubli. Et quand on lit ce roman biographique, genre dont l’écrivaine est devenue maître, on se demande comment cette fin et cette absence de postérité peuvent être possibles ! La liste des exploits et faits d’arme ou de journalisme de Marie Marvingt est si longue et extraordinaire que l’on se surprend à vouloir vérifier que Michèle Kahn n’en invente pas quelques-uns. Mais non, cette femme hors du commun, journaliste et infirmière, a bel et bien été aéronaute et première femme à avoir traversé la Manche en ballon, alpiniste – avec plusieurs exploits à la clef, cycliste, nageuse au long cours, détentrice de 17 titres mondiaux en sport de haut niveau (ski, bob, luge, patinage) et de 34 médailles, elle fait partie des premières femmes à passer le permis de conduire, elle devient également aviatrice et, pour finir en beauté sa vie d’aventurière, elle passe son brevet de pilote d’hélicoptère à réaction à 85 ans !

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La 8e édition de la Semaine des droits humains exclusivement en ligne du 23 au 27 novembre 2020

La question centrale qui occupe les esprits en cette année sans précédent depuis la Deuxième guerre mondiale pour cause de pandémie qui bouleverse la planète et agit jusqu’au cœur de ses fondements politiques, économiques et sanitaires est: qu’advient-il des droits humains en temps de crise universelle? Et surtout, quelles seront les conséquences en sortie de crise? Le respect des droits humains s’en trouvera- t-il enfin renforcé ou au contraire le changement de priorités laissera-t-il pour compte les minorités et les plus démuni.es?
La Semaine des droits humains, conçue en grande partie avec les associations estudiantines de l’université de Genève (UNIGE) se penchera cette année sur ces crises qui s’additionnent ou se croisent: crise climatique, crise économique et crise sanitaire ont toutes des conséquences tangibles sur la planète et ses habitant.es. La parole sera donnée à celles et ceux qui se mobilisent pour faire respecter les droits de chacun.e. Du 23 au 27 novembre, associations, artistes, philosophes, écrivains et auteures se relaieront en ligne pour faire part de leurs vécus, de leurs idées et de leurs combats. Un programme riche qui en raison des mesures sanitaires actuelles se déroulera uniquement en ligne.
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Misbehaviour de Philippa Lowthorpe – Histoire réelle d’une double lutte d’émancipation

On serait tenté de dire que le titre est l’élément le plus réussi de ce film, du moins le plus prometteur. En effet, ce jeu de mots intraduisible, qui veut dire mauvaise conduite, peut être vu à l’aune du sujet en associant les deux termes : miss et behaviour (comportement), est très caustique et engageant. Hélas, le résultat du travail de la cinéaste britannique Philippa Lowthorpe, principalement connue pour ses réalisations de télévision (The Other Boylen Girl, Three Girls, The Crown), est très convenu. Certes, le fait de prendre cette histoire vraie par le biais de la comédie est une bonne idée, mais faire une comédie ne veut pas forcément dire rester à la surface des choses. Et ce sujet aurait mérité un traitement un peu plus profond que la série de stéréotypes qui s’alignent et donnent une matière plus démonstrative que de réflexion, s’apparente au « feel good movie » plutôt qu’au genre comédie dramatique.
À la fin des années 60, le concours de Miss Monde est regardé par des millions de spectateurs, certainement l’événement le plus regardé au niveau planétaire. L’heureuse élue, qui doit être irréprochable publiquement concernant ses mœurs et son comportement devient, pendant un an, à la fois le modèle féminin idéal qui fait rêver les petites filles et la pin-up immaculée pour les hommes devant lesquelles elle est exhibée, comme par exemple les soldats en manque d’images d’Épinal sexuées.
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Après la crise sanitaire Covid-19, 2e sortie à partir du 6 juin 2020 sur les écrans romands du documentaire de Stéphane Goël – Citoyen Nobel

Le 4 mars 2020, le documentaire de Stéphane Goël, Citoyen Nobel, sortait dans les salles de cinéma. Le film était parti pour faire une belle carrière et rencontrer son public – ce qui fut le cas lors des nombreuses présentations du film en présence du réalisateur et de Jacques Dubochet). Malheureusement la Covid-19 est apparue et la carrière du film fut stoppée nette; c’est donc tout naturellement que la grande majorité des salles de suisse romande vont reprogrammer le film dès le 6 (ou le 10) juin.
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Insoumises, de Laura Cazador & Fernando Perez, rend hommage à une Enriqueta Faber, figure féministe et avant-gardiste suisse ignorée par ses compatriotes

En 1819, le médecin suisse Enrique Faber s’installe à Baracoa, village proche de La Havane, où il épouse la superbe Juana et se lie d’amitié avec son domestique noir.
Après le mariage avec Juana, peu à peu, d’étranges rumeurs naissent à son sujet : en réalité, Enrique serait une femme. Commence alors l’un des procès les plus scandaleux de l’histoire coloniale de Cuba.
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Sortie en Suisse romande : Delphine et Carole, insoumuses – Le portrait passionnant de deux femmes de cinéma, d’une époque, d’un engagement !

Paris, années septante. L’une est actrice internationale, l’autre est réalisatrice vidéaste ; les deux sont franco-suisses et engagée dans le mouvement féministe. Le fruit de leur rencontre va être une production de films vidéo méconnue du grand public, phénomène d’autant plus surprenant que la qualité et la créativité issues de leur démarche sont renversantes !
Le film documentaire qui esquisse le double portrait de Delphine Seyrig et de Carole Roussopoulos s’ouvre sur une scène sidérante : dans une émission de Bernard Pivot, un grand critique gastronomique, Christian Guy, explique avec emphase pourquoi les femmes n’ont jamais été, ne peuvent et ne pourront jamais être de grandes cheffes de cuisine ni critiques gastronomiques.
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Cannes 2019 : « Portrait de la jeune fille en feu », de Céline Sciamma ou la dissection picturale  d’une passion

Le film de Céline Sciamma, présenté en compétition au Festival de Cannes 2019, nous propose une voyage dans le temps à travers la passion naissante et inattendue entre une peintre et son modèle.

1770. Marianne (Noémie Merlant) est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse (Adèle Haenel), une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Sur l’invitation de la mère d’Héloïse (Valeria Golino), Marianne va devoir peindre Héloïse à son insu. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde, l’observe tout en conversant et se promenant avec la jeune fille.
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Entretien [audio] avec Léa Pool, cinéaste d’origine suisse adoptée par le Québec, pour la sortie suisse de: Et au pire on se mariera

Et au pire on se mariera, treizième long-métrage de Léa Pool, sorti en salle au Québec le 15 septembre 2017, arrive sur les écrans romands en compagnie de la cinéaste d’origine suisse, adoptée par le Québec.

Adaptation libre du roman éponyme de Sophie Bienvenu (publié en 2011 aux éditions La Mèche), Et au pire on se mariera, basé sur un scénario qui a été écrit à quatre mains par Léa Pool et Sophie Bienvenu, suit les affres amoureux d’une adolescente de quatorze ans, Aïcha Saint-Pierre (Sophie Nélisse), qui tombe en amour, comme on dit au Québec, d’un homme deux fois plus âgé qu’elle, Baz un musicien (Jean-Simon Leduc, un musicien et acteur en plein essor) qui sait garder les distances face aux assauts soutenus de l’adolescente et qui a la décence de ne pas profiter des sentiments de cette jeune fille lui voue, Aïcha sera prête à tout pour obtenir son amour.
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Locarno : les turpitudes de l’amour analysées par Francesca Comencini

Le 5 août, la presse découvrait Amori che non sanno stare al mondo. le dernier né de Francesca Comencini, fille de Luigi. Le jour suivant, c’est le public de la Piazza Grande qui a pu voir le seul film italien de la section, l’un des films qui importaient le plus aux sélectionneurs du 70ème Festival de Locarno. Amori, basé sur son roman éponyme, suit les affres d’une femme quinquagénaire (Lucia Mascino), dévastée, se remémorant, l’âme en peine et pleine de regrets, ”l’amour de sa vie” qui a pris fin au bout de sept ans. Ils sont tous deux professeurs d’université à Rome mais son grand amour (Thomas Trabacchi) a rencontré une jeune femme qui pourrait être sa fille. D’ailleurs, d’un enfant, il n’en voulait pas et c’est le désir insistant de maternité de sa compagne qui a fini par le lasser et l’amener à rompre.
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