Cannes 2021 : Babi Yar. Context, du cinéaste ukrainien Sergeï Loznitsa, retrace le massacre de plus de trente-mille Juifs en 1941, dans le ravin de Babi Yar, à l’ouest de Kiev

Les films documentaires du cinéaste ukrainien Sergeï Loznitsa touchent parfois la lisière de l’expérimental, représentent une humanité confrontée à des bouleversements sociaux, politiques et éthiques. Avec Babi Yar. Context, Babi Yar, il n’est pas question d’expérimental mais de retracer, avec moult archives à l’appui, une page terrible de l’historie de la Seconde Guerre mondiale.
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Lea Tsemel, avocate : le portrait très documentée de l’avocate juive-israélienne qui défend, depuis des décennies, les Palestiniens

Lea Tsemel, de Rachel Leah Jones et Philippe Bellaïche brosse le portrait exhaustif d’une avocate activiste qui défend la cause des Palestiniens envers et contre tous, retraçant son parcours exceptionnel à grand renfort d’images d’archives des cas importants qu’elle a défendus et à l’appui des témoignages de ses proches : son mari, son fils, sa fille et une ancienne étudiante palestinienne à l’Université de Bir Zeit, arrêtée dans les années septante.
Cette coproduction avec Megafun (CAN), Home Made Docs (ISR) et RTS Radio Télévision Suisse propose d’aller à la rencontre, en immersion sur les terrain selon les termes de Pierre Bourdieu, de cette avocate. Le film a été présenté au FIFDH 2019.
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Jusqu’au 28 avril 2019, les Cinémas du Grütli à Genève proposent un riche programme intitulé « Le cinéma français sous l’occupation ».

Alors que pendant l’Occupation allemande tout manquait, électricité, argent, matériaux pour faire des décors et des costumes, que nombre de ses “génies” (Renoir, Ophuls, Duvivier, etc.) étaient partis, le cinéma français ne s’est que rarement aussi bien porté … Ce n’était certes pas le paradis, la pression de Vichy, de la Gestapo, de la censure, étaient perceptibles, mais furent produits durant cette période plus de 200 longs métrages de fiction. Dont quelques chefs d’œuvre et presque aucun film antisémite ou xénophobe. Et tous furent accueillis par une fréquentation record. C’est ce phénomène étonnant que nous allons scruter avec une vingtaine de films de Clouzot, Becker, Bresson, Carné, Autant-Lara…
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