Mostra 2021 : À plein temps, de Eric Gravel, concourt dans la section Orizzonti et offre un rôle magnifique à Laure Calamy en mère de famille à la triple journée

Julie se donne beaucoup de mal pour élever ses deux enfants à la campagne tout en gardant son emploi dans un hôtel de luxe parisien. Lorsqu’elle obtient enfin un entretien d’embauche pour un poste qu’elle attendait depuis longtemps, une grève nationale éclate, paralysant le système des transports publics. L’équilibre fragile que Julie a établi est compromis. Julie se lance alors dans une course effrénée contre la montre, au risque de vaciller.
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Mostra 2021: El gran movimiento, de Kiro Russo, concourt dans la section Orizzonti et permet à la Bolivie de revenir au Lido après quasiment trois décennies d’absence

Le film El Gran Movimiento, de Kiro Russo, emmène la Bolivie à la Mostra de Venise après près de trois décennies d’absence de la compétition. Le deuxième long métrage du réalisateur bolivien Kiro Russo le plus primé pour Viejo Calavera (2016) est très attendu tant par la presse que par les festivaliers de la Mostra. Le film s’ouvre sur une impressionnante vue aérienne de la capitale puis la caméra de Kiro Russo se rapproche imperceptiblement des gratte-ciel alors que l’on perçoit de plus en plus fort le bruit de marteaux-piqueurs. Continuant à se rapprocher, la caméra filme les façades anonymes des immeubles puis des cabines qui survolent la ville.
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Mostra 2021 : Amira, le nouveau film de l’Égyptien Mohamed Diab, concourt dans la section Orizzonti et suit le drame identitaire d’une jeune adolescente en proie à des questions existentielles

Amira est une adolescente palestinienne dont le père est condamné à perpétuité dans une prison israélienne pour terrorisme. Lorsque l’homme exprime le désir d’avoir un autre enfant avec la même pratique adoptée pour elle (la libération clandestine de sperme pour la fécondation artificielle) un problème surgit qui affectera la vie de la fille.
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Mostra 2021 : Les Promesses, de Thomas Kruithof, concourt dans la section Orizzonti

Le film de Thomas Kruithof, qui a ouvert la section Orizzonti du Festival, est un drame fort, excellemment interprété, sur le monde politique et les promesses, en général non-tenues.
Clémence (Isabelle Huppert), intrépide maire d’une ville proche de Paris, achève le dernier trimestre de sa carrière politique. Avec son fidèle bras droit Yazid (Reda Kateb), elle s’est longtemps battu pour cette ville en proie à la pauvreté, au chômage et à des propriétaires d’immeubles insalubres sans scrupules qui saignent leurs locataires.
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ZFF2020 – Nowhere Special d’Uberto Pasolini, un drame bouleversant sur une relation père-fils de toute beauté

Chaque jour, John (James Norton), 35 ans, emmène Michael, son fils de quatre ans, au jardin d’enfants, part laver des vitres, avant de se rendre au parc avec lui. John élève seul Michael (Daniel Lamont) depuis qu’il a deux mois et que la mère du petit les a quittés pour rentrer dans son pays en Russie et tente de préserver aussi longtemps qu’il le peut son fils d’un coup tragique du sort: il n’a plus que quelques mois à vivre. Il tente aussi de préparer l’avenir de son fils au mieux en lui cherchant et choisissant lui-même la famille qui l’adoptera. Cette mission impossible le plonge dans un cercle de doutes, de questionnements et de frustrations : comment savoir ce qui est bon pour son fils? John a une peur panique de ne pas savoir faire le bon choix :

« C’est la décision le plus importante de ma vie. »

Ce drame, qui a eu sa Première à la Mostra de Venise 2020 dans la section Orizzonti avant de donner quelques larmes au Festival du film de Zurich, est porté par ses deux acteurs principaux, tous les deux d’un charisme transcendant et au jeu minimaliste qui fait valoir la profondeur de la réflexion existentielle, mais aussi sociale avec ce rapport des deux protagonistes avec les voisins et la communauté au sein de laquelle ils évoluent, dans une solidarité pudique qui ne tombe jamais dans l’ostentation ; ou cette sorte de bréviaire des différentes motivations que peuvent avoir des familles ou des personnes seules pour adopter.
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Mostra 2020 : Le film iranien Careless Crime (Jenayat-e bi deghat), de Shahram Mokri, remporte le Bisato d’Oro Award du meilleur scénario original à la 77ème Mostra del Cinema

Le prix Bisato d’Oro (Golden Eel), le prix du cinéma indépendant, a été remis à Shahram Mokri ce vendredi 11 septembre.

Pour le jury

Shahram Mokri relie le passé au présent et un film dans un film dans un labyrinthe déplaçant qui est tout aussi fascinant et dérangeant. Le cinéma lui-même s’avère être la magie qui peut sauver l’humanité.

Ils concluent par

Quelle incroyable course ambitieuse et intrépide. Quel chef-d’œuvre !
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Mostra 2020 : Jenayat-e bi Dechat (Careless Crime), de Shahram Mokri ou quand l’histoire contemporaine relit/relie le passé à travers un acte criminel

Le film s’ouvre sur trois hommes qui discourent sur les distances entre les sièges d’une salle de cinéma puis la caméra de Shahram Mokri suit un homme dans la fleur de l’âge mais qui a l’air maladif. Ce dernier entre dans une pharmacie et présente une ordonnance à un pharmacien, hors champ, qui refuse de lui procurer ce médicaments qui figure sur une liste étatique qui l’interdit. L’homme semble être résigné puis revient s’enquérir. Le pharmacien lui suggère de se rendre au musée des Beau-Arts.
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Mostra 2020 : la Lithuanie concourt dans la section Orizzonti avec The Flood won’t Come de Marat Sargsyan

L’Institut Lituanien de la Culture et le Centre du Film Lituanien au 77e Festival du Film de Venise avec Places (Orizzonti) et The Flood won’t Come (Le déluge ne viendra pas) de Marat Sargsyan.

Le film s’ouvre sur une vie panoramique de renforts alpins … On croirait survoler l’Himalaya. La caméra axée sur l’écran bleu ciel ou le bleu du ciel s’approche progressivement, lentement. Le ciel bleu et lumineux cède sa place à une sorte de yourte cachée dans les flancs enneigés. A l’intérieur de l’antre au décors austère et épuré, un homme âgé, agenouillé, peint des calligraphies sur de grandes feuilles, aux côtés d’un bonzaï. Ce vieux moine japonais se lève de sa planche de travail pour nous rappeler :
Tout le monde savait que la guerre était terminé mais ils ont quand même choisi de lâcher la bombe.
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Mostra 2019 : Mes jours de gloire, premier film d’Antoine de Bary, est projeté dans la section Orizzonti

Adrien (Vincent Lacoste) est un Peter Pan moderne. A vingt-sept ans, il se comporte toujours comme un petit garçon immature et irresponsable. Quand il était enfant, il a connu un furtif succès en tant qu’acteur, mais cela fait maintenant plus de dix ans, et aujourd’hui Adrien n’a ni gloire ni argent.
La séquence d’ouverture montre Adrien attendant la venue des pompiers usr le trottoir en face de son immeuble. Il les appelés car, selon sa version, sa copine a laissé le gaz allumé. Mais, alors que les pompiers entrent dans l’immeuble, il escalade l’échelle posée contre la façade pour regagner son appartement … Il a en fait oublié ses clefs à l’intérieur et ne voulait pas payer les services d’un serrurier.
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Mostra 2019 : du 28 août au 7 septembre, le cinéma mondial sera au Lido

Parmi les films en compétition, les membres du jury et les invités attendus, voici les détails de la 76ème édition de la Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica est qui organisée par la Biennale de Venise et dirigée par Alberto Barbera.

Le Festival vise à promouvoir la connaissance et la diffusion du cinéma international sous toutes ses formes d’art, de divertissement et d’industrie, dans un esprit de liberté et de dialogue. Le Festival organise des rétrospectives et des hommages à des personnalités importantes, afin de contribuer à une meilleure compréhension de l’histoire du cinéma.
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