FIFF 2019 : Papicha, de Mounia Meddour, a surmonté l’obscurantisme et représentera l’Algérie aux Oscars

Alger, fin des années nonante . Papicha replonge les festivaliers dans l’horreur de la désormais célèbre décennie de la terreur où les faux barrages et les décapitations sommaires sont pratiqués à travers tout le pays.
Nedjma, dix-huit ans, étudiante en français, habite la cité universitaire, rêve de devenir styliste. D’alleurs, elle passe son temps à dessiner pendant les cours. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit L’étoile noire, où elle vend ses créations aux « papichas », jolies jeunes filles algéroises coquettes et modernes.
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Les Bienheureux (2017) de Sofia Djama : un rétroéclairage très juste sur l’actualité algérienne (2019)

L’après décennie noire inspire les jeunes réalisateur.trice.s qui depuis quelques années revitalisent le cinéma algérien (ici un article que nous avions article consacré à cette nouvelle génération). Sofia Djama, dont Les Bienheureux (The Blessed) est le premier long métrage présenté à la Mostra de Venise 2017, prend à bras le corps ce sujet qui, comme le printemps des hirondelles attendues par Karim Moussaoui (En attendant les hirondelles) la même année 2017, se retrouve directement face à l’actualité en ce début 2019. Ces deux films dépeignent une société désillusionnée empêtrée, après une décennie de terrorisme traumatisante, dans un conflit générationnel qui aliène les avancées collectives et les projets de vie individuels. Mais le verrou a enfin sauté et Sofia Djama était rayonnante à la présentation de son film ce 4 avril 2019, première projection après la démission du président Abdelaziz  Bouteflika  !

« Si mon film perd un jour de son actualité, j’en serais heureuse !»

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Le Prix de Soleure 2018, « Des mouton et des hommes » du cinéaste lausannois Karim Sayad, sort sur les écrans romands – Rencontre [audio]

Né en 1984 d’un père algérien et d’une mère suissesse, Karim Sayaf obtient un Master en Relations Internationales de l’Institut Universitaire des Hautes Études Internationales et du Développement de Genève. Avec son premier long-métrage, le documentariste a conquis à l’unanimité le jury du Prix de Soleure 2018, sa principale distinction.
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