Terence Hill – Invité d’honneur du 5è Festival du Film Italien de Berlin (IFFB) du 7 au 11 novembre 2018

Quelle magnifique année pour le cinéma italien, présent au plus haut niveau dans les quatre festivals majeurs, confirmant une sorte de Rinascimento amorcé ces dernières années après une longue période un peu terne, du moins à l’international.
Depuis maintenant 5 ans, à l’instar du Festival du film Francophone de Berlin qui s’est transformé en semaine du film français (FFW – la prochaine édition aura lieu en décembre 2018) afin de promouvoir le cinéma français en Allemagne et lancer des films potentiellement intéressant pour ce public, l’idée est de faire du festival le point de démarrage de quelques films italiens dans les salles allemandes. C’est pourquoi sa direction artistique a été confiée aux responsables du Tuscia Film Fest et sa promotion par l’Institut culturel italien de Berlin en étroite collaboration avec l’Agence nationale du tourisme qui en profite également pour promouvoir l’image de l’Italie et sponsorise le Prix du public de l’IFFB.
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#FFMUC 2018 : 36e édition du Filmfest München – Un large spectre sur le cinéma indépendant actuel

Le festival du film de Munich, qui fêtait cette année son 36e anniversaire, est le second festival allemand en importance après la Berlinale. Très convivial, très ouvert au public – comme tous les festivals allemands, y compris la Berlinale – le Filmfest München offre chaque année une large palette de films dans de nombreuses sections et genres, y compris deux sections « séries » qui ne sauraient manquer aux festivals contemporains. La seule partie manquante est peut-être celle de la VR (Virtual Reality), nouvelle mode des festivals, même si tout de même le FFMUC a dédié une conférence de deux jours au sujet.
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Troppa Grazia – Un film de toute beauté, pollicitation cathartique à l’état de l’humanité

A côté des modes entourant les acteur.rice.s et réalisateur.rice.s, le cinéma procure régulièrement dans son offre un faisceau de sujets ou thématiques abordées qui souvent reflète le Zeitgeist ou même anticipe (et quand on pense qu’entre le début d’un projet et sa distribution il se passe plusieurs années, le phénomène est intéressant !) les événements qui marquent nos sociétés. Avec Troppa Grazia, outre le fait que l’on retrouve la très talentueuse et lumineuse mais un peu trop présente Alba Rohrwacher dans le cinéma italien des dernières années, Gianni Zanasi aborde un sujet qui semble travailler les réalisateurs de films qui sortent en 2018, avec par exemple L’apparition de Xavier Giannoli, lui aussi présenté au 36è Filmfest München en comparaison directe (nous nous abstiendrons de faire la critique de cette dernière apparition), ou La prière de Cédric Kahn (qui a valu à son acteur Anthony Bajon l’Ours d’argent du meilleur acteur à la dernière Berlinale) qui certes n’aborde pas celle de la Vierge Marie mais inclus également une apparition divine dans son déroulé. Plus que de la religion, ces films abordent par ce biais, de manière plus ou moins réussie, des questions bien terre à terre qui consument et fatiguent l’humanité. Troppa Grazia fait partie de ceux qui réussissent à raconter une histoire aux multiples strates sans la lester ni d’embrouillamini ni de pathos parasites.
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