Cannes 2022 – Coupez ! (Final Cut !) de Michel Hazanavicius célèbre l’art de faire du cinéma en ouverture du festival

Coupez ! est un film jubilatoire sur le monde du cinéma, ses petites mains comme ses grands égos, traité avec beaucoup d’autodérision par le réalisateur de The Artist ainsi que par les actrices et acteurs qui jouent sans retenue les travers de la profession. Cette ode aux métiers du cinéma et à leurs artisans, à la passion que cette industrie implique, se couple à une belle histoire de famille qui contient les éléments du besoin de reconnaissance et de la transmission filiale.
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Rencontre (audio) avec Luàna Bajrami pour la sortie en Suisse romande de La colline où rugissent les lionnes

Luàna Bajrami est née au Kosovo d’une mère fonctionnaire et d’un père cuisiniste.  À sept ans, la fillette quitte son pays natal avec ses parents pour s’installer en France. Elle cultivera avec aisance et créativité cette double culture. Dès l’âge de dix ans, Luàna Bajrami obtient son premier rôle à la télévision dans Le choix d’Adèle où la jeune actrice joue aux côtés de Miou-Miou et interprète Kaniousha, une jeune fille kosovare sans papiers qui fuit la police. Luàna étudie ensuite le théâtre au Conservatoire de Limeil-Brévannes. Depuis, elle enchaîne avec enthousiasme les rôles à la télévision comme au cinéma. (…)

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La colline où rugissent les lionnes de Luàna Bajrami – La rage d’une jeunesse kosovare assoiffée de liberté

(…)Luàna Bajrami met en scène trois jeunes filles, classiquement dans le genre coming-of-age, aux trois caractères différents. Elle-même interprète Lena qui vient au village pour les vacances, chez sa grand-mère ; elle lit du Zola (L’Assommoir), sur un transat, dans le jardin. Qe (Flaka Latifi), la forte tête, Jeta (Uratë Shabani), très acrimonieuse, Li (Era Balaj), la plus calme, ne lisent pas la misère de la condition humaine, elles la vivent. Elles suffoquent dans la chaleur de l’été comme dans leur vie asphyxiée par l’ennui et le manque de perspective (…).

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Cannes 2019 : « Portrait de la jeune fille en feu », de Céline Sciamma ou la dissection picturale  d’une passion

Le film de Céline Sciamma, présenté en compétition au Festival de Cannes 2019, nous propose une voyage dans le temps à travers la passion naissante et inattendue entre une peintre et son modèle.

1770. Marianne (Noémie Merlant) est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse (Adèle Haenel), une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Sur l’invitation de la mère d’Héloïse (Valeria Golino), Marianne va devoir peindre Héloïse à son insu. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde, l’observe tout en conversant et se promenant avec la jeune fille.
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