Berlinale 2019 – hors compétition: Le réalisateur français André Téchiné présente son dernier film L’adieu à la nuit, avec Catherine Deneuve et Kacey Mottet Klein

Muriel est folle de joie de voir Alex, son petit-fils, qui vient passer quelques jours chez elle avant de partir vivre au Canada. Intriguée par son comportement, elle découvre bientôt qu’il lui a menti. Alex se prépare à une autre vie. Muriel, bouleversée, doit réagir très vite…
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Le film se déroule pendant les premiers jours du printemps, principalement à l’extérieur, ce qui a permis à André Téchiné de mettre en valeur une nature bourgeonnante et verdoyante, de montrer des cerisiers en fleurs ou les les flancs des Pyrénées. Cette nature en pleine renaissance offre des tons lumineux qui contrastent inévitablement avec le noyau du récit, nettement plus dramatique.
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Berlinale 2019 – Hors compétition : Marighella de Wagner Moura – Une résistance au coup d’État au Brésil en 1964 qui renvoie furieusement à l’époque actuelle !

Nous sommes en 1968, quatre ans après le coup d’État militaire qui a plongé le pays-continent qu’est le Brésil dans les affres de 21 ans de dictature. Carlos Marighella, Brésilien descendant d’esclave soudanais, est devenu l’ennemi public numéro un du Brésil. Wagner Moura , l’un des plus célèbres acteurs brésilien (il a joué en 2007 dans Elite Squad de José Padilha qui avait reçu l’Ours d’or de l’édition 2008 de la Berlinale), qui fait ici ses débuts dans la réalisation, nous raconte les dernières années de ce résistant charismatique, à la tête d’un groupe de jeunes révolutionnaires ayant décidé-e-s, contre l’avis du parti communiste, de passer à la lutte armée, seule – à leurs yeux – à même de défaire la dictature militaire et sa cohorte de crimes.
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Berlinale 2019 – Hors compétition : Vice d’Adam McKay – Dans l’antichambre des démons

Les gens obsédés par eux-mêmes sont aisés à manipuler : le présent occupant de la Maison-Blanche en est le meilleur exemple. Cependant, manipuler un pays entier à s’engager dans une guerre exige de préparer le terrain et de savoir saisir les opportunités au vol. La trajectoire de Dick Cheney au poste de vice-président des États-Unis – et sa mainmise subséquente sur l’ensemble du gouvernement américain en dépit de son système de check and balance, apparaît comme incompréhensible. C’est là le sujet de Vice, film shakespearien dans sa grammaire, alliant le drame, le vice et le cynisme le plus absolu à des effets comiques dignes des meilleurs films de Michael Moore.
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Cannes 2018 : « Whitney » Houston, le documentaire de Kevin Macdonald rend un poignant hommage à la chanteuse disparue il y a dix ans

Il y a trois ans, le festival de Cannes revenait sur la vie tourmentée de la chanteuse britannique trop tôt disparue Amy Winehouse avec Amy d’Asif Kapadia, récompensé par un oscar. En 2018, le documentaire du réalisateur Kevin Macdonald sur une autre étoile filante de la musique, Whitney Houston, a été projeté le mercredi 16 mai au Grand Théâtre de Lumière hors compétition et ce jeudi 17 mai à la presse, venue nombreuse.
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Cannes 2018 : Présenté hier (hors compétition) au Festival de Cannes, le nouveau filn de Lars von Trier, The House That Jack Built a divisé le public comme la presse

Le réalisateur danois Lars von Trier, désormais connu pour ses films polémiques et controversés, à l’instar d’Antichrist, présenté à Cannes en 2009, a une réputation qui le précède et suscite moult remous avant même que les prémisses de son nouvel opus ne soient connus. Pour son dernier film, le réalisateur, porté aux nues par certains, décrié et mis à l’index par les autres, avait pourtant averti les spectateurs en tout début de séance, que sa nouvelle œuvre, The House That Jack Built « était un fil, malsain, dur, sadique et pervers. »
Inconscients ou téméraires les spectateurs qui s’y risquaient !
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Réfugiés: Des voies sûres et légales pour sauver des vies

j:mag se joint à l’appel de HEKS-EPER (l’œuvre d’entraide des Églises protestantes de Suisse) et de l’OSAR (Organisation suisse d’aide aux réfugiés), qui va dans le sens du film de Markus Imhoof, Eldorado, présenté hors compétition à la dernière Berlinale, et montre de manière exemplaire cette impossibilité, quelle que soit la situation de la personne, de trouver refuge en Europe de manière légale.

MaB

Les personnes qui fuient la guerre et les persécutions ont droit à la protection de leur vie et de leur intégrité physique. Les plus vulnérables sont piégées dans les régions en crise, sans perspective d’avenir et sans possibilité d’atteindre un pays sûr.
Nous devons ouvrir des voies sûres et légales pour que les personnes réfugiées les plus vulnérables puissent trouver refuge dans un pays sûr et mener une vie digne.
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Berlinale 2018 – sélection officielle hors compétition: Eldorado de Markus Imhoof

Six ans après son documentaire plusieurs fois primé sur la mort des abeilles (Des abeilles et des hommes, 2012), le cinéaste suisse Markus Imhoof revient avec un film qui s’empare du sujet des migrants, Eldorado. Devenu presque un sous-genre cinématographique, le film (documentaire et de fiction), aborde, jusqu’à présent, la tragédie principalement du point de vue du bateau (un excellent film de fiction à ce propos dans la section Panorama Special, Styx) et de l’arrivée immédiate dans un premier centre d’hébergement. Avec Eldorado, on va plus loin que le premier centre, on fait le voyage vers les phases suivantes de la quête d’un refuge, d’une aide, d’un peu de dignité humaine. L’impression de vivre dans des mondes parallèles – ce que montrait bien également Fuocoammare de Gianfranco Rosi, Ours d’or du meilleur film en 2016 – est saisissante, mais Markus Imhoof va encore plus loin dans cette dichotomie : il montre que notre quotidien, c’est aussi un western avec toute cette brutalité des rapports humains envers les nouveaux arrivants.
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Berlinale 2018 – Quote of the Day #9: Milko Lazarov réalisateur d’Ága

Le cinéaste bulgare Milko Lazarov réalisateur d’Ága, film hors compétition à l’esthétique époustouflante qui se déroule dans l’extrême nord russe et dont parlerons ultérieurement, quand on lui pose des questions sur le sens de certains éléments qui reviennent régulièrement dans le film ou qui semblent symboliques:
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Berlinale 2018 – compétition jour #2: Las herederas (Les héritières) / Damsel / Black 47

Deuxième jour de compétition un peu particulier puisque cela aura été l’occasion de voir le premier film du Paraguay jamais montré à la Berlinale, ainsi que deux westerns qui pour l’un a été hué et l’autre a divisé la critique.
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Berlinale 2018 – du 15 au 25 février, la chasse à l’Ours d’or est ouverte !

Avec ses 385 films – de tous genres et formats – présentés dans 12 sections, la Berlinale reste le festival qui rend le plus justement un instantané de l’état du monde et des évolutions artistiques cinématographiques. Toujours très politique, il s’empare des sujets qui agitent l’actualité mais permet également de dévoiler des réalités qui ne font pas la Une de nos différents écrans. C’est également à Berlin que les évolutions cinématographiques s’exposent sans peurs, dans toutes les sections, compétition comprise, mais il est vrai principalement dans une section ouverte à toutes les expérimentations, celle gérée par l’Institut allemand du film et de l’art de la vidéo – Arsenal.
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