Présenté en compétition au Festival de Cannes 2021, Les Olympiades, dernier film de Jacques Audiard, marque un changement de cap dans la filmographie du cinéaste, plongeant les spectateurs au cœur du quartier des Olympiades, dans le XIIIᵉ arrondissement

Le XIIIᵉ arrondissement de Paris abrite un melting pot social et ethnique et Jacques Audiard a su représenter cette dimension bigarrée avec brio. Les spectateurs rencontrent tout d’abord Emilie (Lucie Zhang), une jeune femme d’origine taïwanaise qui est diplômée de Sciences Politiques mais n’a trouvé qu’un emploi de démarcheuse téléphonique. Emilie passe une annonce pour trouver une colocataire rencontre Camille (Makita Samba), un enseignant au lycée et doctorants en Lettres. Les colocataires se découvrent des affinités, en particulier sexuelles. Mais Camille affirme ne pas avoir de sentiments pour Emilie qui lui avoue être tombée amoureuse. Camille déménage et décide de faire une pause dans ses études pour travailler dans l’agence immobilière d’un ami. N’y connaissant rien, il recrute une jeune femme, Nora dotant il est rapidement attiré. Mais Nora semble avoir quelques problèmes à régler, ce qu’elle fera par le biais de sa rencontre avec Amber Sweet. À l’instar d’un vaudeville contemporain, ces trois filles et ce garçon sont amis, parfois amants, souvent les deux. (…)

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Berlinale 2021 – Compétition : Petite Maman de Céline Sciamma, un film bouleversant qui ne tombe jamais dans le pathos

Combien de fois entend-on, ma mère, c’est plutôt une amie, ou inversement ? Eh bien dans ce petit bijou que nous tend Céline Sciamma, cette relation filiale et amicale prend une dimension réelle qui dépasse les constructions mentales et leurs interprétations ; Nelly (Joséphine Sanz), la petite fille de 8 ans rencontre dans les bois sa mère, Marion (Gabrielle Sanz), qui a, elle aussi, 8 ans. Le fantôme vient ici du futur, un fantôme bienveillant qui va se nouer d’amitié avec sa mère en devenir.
La poésie naturaliste que dégage le dernier film de la réalisatrice acclamée pour son fabuleux Portrait de la jeune fille en feu (2019) envoûte autant qu’elle souffle un sentiment d’autoréflexion.
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Berlinale 2021 – une édition en deux mouvements : du 1er au 5 mars pour l’industrie et la presse ; du du 9 au 20 juin pour le public

Pari très osé pour le Festival international du film de Berlin qui traditionnellement ouvre la saison des 3 plus grands festivals internationaux : ne pas laisser le champ libre à Cannes qui a reporté son édition de mai à juillet et à Venise tout en ne perdant pas son âme en devenant un festival en ligne.  
Mariette Rissenbeek, directrice exécutive du festival, aux côtés de Carlo Chatrian, directeur artistique, à la conférence de presse:
« L’annulation de la Berlinale n’était pas une option pour nous.»
Englués comme tout le monde dans cette pandémie dont on ne voit pas le bout, les responsables ont monté une édition basée sur ses deux piliers : offrir une plateforme incontournable pour les professionnels du cinéma (11’000  accrédités à l’European Film Market, 3500 accrédités presse, 18’556 accrédités professionnels) et être un rendez-vous unique pour le public qui assiste chaque année en nombre aux projections avec 487’504 spectateurs et 331’637 billets vendus (chiffres Berlinale 2019). Ce rendez-vous  exclusivement public du mois de juin est une gageure au regard des pronostics sur l’évolution de la pandémie, mais s’il a lieu, donnera l’occasion de fêter en grandes pompes le retour du cinéma dans la vie culturelle empêchée par le coronavirus et les mesures sanitaires qui découlent de la crise qu’il a déclenché il y a une année – ironie de l’histoire, la Berlinale 2020 venait de se terminer quand les pays ont commencé à se fermer les uns après les autres. Le Summer Special aura lieu dans les cinémas berlinois ainsi que les nombreux cinémas en plein air qui ouvrent d’ordinaire dès le mois de mai ; pour découvrir une grande partie de la sélection des films 2021, en présence des cinéastes, ainsi que tous les films primés.
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Cannes 2019 : « Portrait de la jeune fille en feu », de Céline Sciamma ou la dissection picturale  d’une passion

Le film de Céline Sciamma, présenté en compétition au Festival de Cannes 2019, nous propose une voyage dans le temps à travers la passion naissante et inattendue entre une peintre et son modèle.

1770. Marianne (Noémie Merlant) est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse (Adèle Haenel), une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Sur l’invitation de la mère d’Héloïse (Valeria Golino), Marianne va devoir peindre Héloïse à son insu. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde, l’observe tout en conversant et se promenant avec la jeune fille.
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Berlinale 2016 – Compétition jour #4: Un belle journée de cinéma avec Cartas da Guerra, 24 Wochen, Quand on a 17 ans

Ce 4è jour de festival est notable : rare sont les journées de festivals où tous les films présentés en compétition

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