La Vie invisible d’Eurídice Gusmão

Rio de Janeiro, 1950. Eurídice, dix-huit ans, et Guida, vingt ans, sont deux sœurs inséparables qui vivent à la maison avec leurs parents conservateurs. Bien que plongé dans une vie traditionnelle, chacune nourrit un rêve: Eurídice de devenir un pianiste de renom, et prendre des cours au conservatoire de Vienne,  Guida de trouver le véritable amour.
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It must be heaven, d’Elia Suleiman, distille de nombreux messages tout en finesse – il a remporté la mention spéciale du Jury et le Prix FIPRESCI à Cannes 2019

Dix ans après son dernier film, le cinéaste palestinien de Palestine, et non d’Israël comme il le rappelle dans son film, a présenté en compétition au dernier Festival de Cannes son dernier opus, It must be heaven. Cette fois-ci, il dirige son regard critique et politique en dehors de la Palestine pour réaliser que le monde est un microcosme de la Palestine où l’Etat absurde gagne du terrain et l’absurde devient prédominant.
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Pessac 2019 – La Cordillera de los sueños (La Cordillère des songes), dernier volet de la trilogie de Patricio Guzmán, a fait partie de la sélection officielle Festival de Cannes 2019, présenté en séance spéciale et a remporté l’Œil d’or du meilleur documentaire

Ce long métrage sur la cordillère des Andes est la troisième partie d’une série de films sur des paysages emblématiques du Chili. Cette trilogie de Patricio Guzmán a débuté à Cannes en 2010, lorsque Nostalgia de la luz a été créée. Puis Le bouton de nacre (El botón de nácar), (présenté à la Berlinale 2015 où il a remporté le Prix du meilleur scénario, N.D.L.R.), a plongé les spectateurs dans les mers méridionales pour réunir à nouveau paysages, histoire, écosystèmes et politique contingente. Dans ce documentaire, le cinéaste dénonce le génocide humain localisé en pleine Patagonie humide. Quatre années se sont ensuite écoulées jusqu’à ce que La Cordillera de los sueños soit présenté dans la section «Projections spéciales» du Festival de Cannes .
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Présenté à Cannes 2019 dans la Quinzaine des Réalisateurs, Zombi Child, de Bertrand Bonello, sort ce 26 juin sur les écrans romands

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Zombi Child entraîne les spectateurs à Haïti, en 1962. La séquence d’ouverture dévoile une scène de rite vaudou : la caméra ne révèle que deux mains qui s’affairent à éventrer un volatile avant d’en extraire les viscères. Puis la caméra de Bonello suit un homme qui déambule dans les ruelles d’une bourgade, titube et finit par s’étaler sur le bitume. la séquence suivante suit un convoi funéraire où les pleureuses accompagnent le défunt en chantant et frappant des tambourins et des sortes de djembés.
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« Être vivant et le savoir », d’Alain Cavalier, rend un hommage émouvant à la romancière Emmanuelle Bernheim, disparue en mai 2017 – Sortie en Suisse romande le 19 juin 2019. Rencontre

Être vivant et le savoir, le dernier documentaire d’Alain Cavalier, a été projeté en séance spéciale au Festival de Cannes. Dans ce dernier film, le cinéaste français raconte l’histoire d’un film initial qui a laissé place à un autre film en cours de réalisation.

Emmanuelle Bernheim et Alain Cavalier partagent trente ans d’amitié. Après avoir lu le livre autobiographique de la romancière et scénariste Tout s’est bien passé, il propose à Emmanuelle d’adapter avec elle son propre livre. Le duo prépare donc un film. Dans ce livre, Emmanuelle Bernheim raconte comment son père lui a demandé « d’en finir », de l’aider à quitter cette vie terrestre alors qu’il était hémiplégique à la suite d’un accident cardio-vasculaire. Il redoutait qu’il ne perde ce qui lui restait, son esprit.
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Cannes 2019 : Nuestras madres, premier long métrage du Guatémaltèque César Díaz, déterre le passé douloureux du conflit armé au Guatemala

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Le long-métrage Nuestras Madres de César Diaz était en course à la Semaine de la Critique et a été couronné de la Caméra d’or, reçue des mains de Rithy Panh qui ne pouvait qu’être sensible au travail de mémoire et de reconnaissance des victimes effectué par César Diaz, lui qui a consacré toute sa filmographie aux victimes de Pol Pot et des Khmers rouges.

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Cannes 2019 : « Portrait de la jeune fille en feu », de Céline Sciamma ou la dissection picturale  d’une passion

Le film de Céline Sciamma, présenté en compétition au Festival de Cannes 2019, nous propose une voyage dans le temps à travers la passion naissante et inattendue entre une peintre et son modèle.

1770. Marianne (Noémie Merlant) est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse (Adèle Haenel), une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Sur l’invitation de la mère d’Héloïse (Valeria Golino), Marianne va devoir peindre Héloïse à son insu. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde, l’observe tout en conversant et se promenant avec la jeune fille.
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Cannes 2019 : « Mektoub My Love: Intermezzo », d’Abdellatif Kechiche, radicalise sa façon de filmer et enflamme la Croisette

Si il y a un film de la compétition officielle qui a suscité la polémique et déclenché les foudres cette année, il s’agit du deuxième volet de la trilogie d’Abdellatif Kechiche, Mektoub My  Love Intermezzo.

On se souvient du premier volet, Mektoub my love : canto uno, présenté à la Mostra de Venise 2017, qui suivait Amin, fasciné par les nombreuses figures féminines qui l’entourent, qui restait en retrait et contemplait ces sirènes de l’été durant trois bonnes heures qui paraissaient déjà interminables alors que son cousin se jettait dans l’ivresse des corps. Bref, Mektoub my love : canto uno était un film assez ennuyeux qui ne semblait satisfaire que les fantasmes de Kechiche !
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Cannes 2019 : Diego Maradona, d’Asif Kapadia, fait revivre le mythe

Le film d’Asif Kapadia, présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2019, n’est pas le premier film consacré à la star argentine du ballon rond. Maradona (ou Maradona par Kusturica), film documentaire réalisé par Emir Kusturica et sorti en 2008 en France, avait été présenté en une avant-première au Festival de Cannes 2008, hors-compétition. Cependant, Maradona inspire tant les cinéastes que le public, preuve en est lors des projections de ce nouveau film consacré à celui que l’on surnommait El Pibe de Oro (« Le gamin en or »), Pelusa, D10S, El Diez, Dieguito, Le Maître : les spectateurs étaient nombreux et nombre d’entre eux le considèrent toujours comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football. Il fait partie de l’équipe mondiale du XXe siècle.
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