Rencontre (audio) avec Luàna Bajrami pour la sortie en Suisse romande de La colline où rugissent les lionnes

Luàna Bajrami est née au Kosovo d’une mère fonctionnaire et d’un père cuisiniste.  À sept ans, la fillette quitte son pays natal avec ses parents pour s’installer en France. Elle cultivera avec aisance et créativité cette double culture. Dès l’âge de dix ans, Luàna Bajrami obtient son premier rôle à la télévision dans Le choix d’Adèle où la jeune actrice joue aux côtés de Miou-Miou et interprète Kaniousha, une jeune fille kosovare sans papiers qui fuit la police. Luàna étudie ensuite le théâtre au Conservatoire de Limeil-Brévannes. Depuis, elle enchaîne avec enthousiasme les rôles à la télévision comme au cinéma. (…)

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La colline où rugissent les lionnes de Luàna Bajrami – La rage d’une jeunesse kosovare assoiffée de liberté

(…)Luàna Bajrami met en scène trois jeunes filles, classiquement dans le genre coming-of-age, aux trois caractères différents. Elle-même interprète Lena qui vient au village pour les vacances, chez sa grand-mère ; elle lit du Zola (L’Assommoir), sur un transat, dans le jardin. Qe (Flaka Latifi), la forte tête, Jeta (Uratë Shabani), très acrimonieuse, Li (Era Balaj), la plus calme, ne lisent pas la misère de la condition humaine, elles la vivent. Elles suffoquent dans la chaleur de l’été comme dans leur vie asphyxiée par l’ennui et le manque de perspective (…).

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Sortie sur les écrans romands de Hive (Zgjoi), production Kosovo-Suisse multiprimée de Blerta Basholli

L’histoire que nous expose la jeune cinéaste kosovare Blerta Basholli est celle, réelle et bouleversante, de Fahrije Hoti (Yllka Gashi) dont le mari a disparu lors de la guerre du Kosovo, sept ans auparavant. Pétrie de chagrin, elle doit lutter au jour le jour pour subvenir aux besoins de ses deux enfants et de son beau-père (Çun Lajçi, célèbre artiste et militant Albanais du Kosovo) diminué physiquement. Elle s’occupe des ruches de son mari Agim, mais les abeilles ne produisent plus assez de miel. Face au manque de perspectives, elle décide de prendre son destin en main et convainc d’autres veuves et femmes de disparus de se lancer dans une petite entreprise communautaire (Krusha) de production et vente de ajvar, un condiment à base de poivrons rouges. Cette activité lucrative leur permet également de ne plus rester seules avec leurs problèmes, leur chagrin, de retrouver l’élan de la vie. Cette émancipation va très vite déplaire aux hommes du village pour lesquels une femme doit rester à la maison à s’occuper de ses enfants. Lorsque Fahrije leur demande si ce sont eux qui vont l’aider, aucune réponse. Le succès de l’entreprise attise l’hostilité des hommes qui font tout pour que cela se termine par un échec cuisant. (…)

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FIFDH 2022 – Kaltrina Krasniqi remporte la compétition pour Vera Dreams of the Sea (Vera andrron detin), ex aequo avec Gessica Généus Freda – Rencontre avec la cinéaste kosovare

Après avoir fait sa Première à la Mostra de Venise 2021 et remporté plusieurs prix sur le circuit des festivals internationaux, Vera Dreams of the Sea remporte le Grand Prix fiction ex aequo avec Freda, le film de la réalisatrice haïtienne Gessica Généus sur l’étape helvétique du circuit, ainsi que le Prix du jury des jeunes, ce qui ravit la réalisatrice Kosovare qui a déclaré être

« particulièrement touchée par le Prix du jury des jeunes qui a vu Vera avec une telle clarté ; cela me donne de l’espoir ! »

Cette année est une année exceptionnelle pour le cinéma kosovar, porté par une nouvelle vague de cinéastes, particulièrement des réalisatrices, qui projettent le Kosovo sur la carte du monde cinématographique. Avec Blerta Basholli (qui a représenté le Kosovo à la course aux Oscars 2021-22 avec Hive), Luàna Bajrami (La Colline où rugissent les lionnes, présenté en Première à Cannes 2021) Norika Sefa (Looking For Venera, 2021), qui ont toutes remporté de nombreux prix, Kaltrina Krasniqi complète cette moisson de l’année 2021-2022.
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PriFest 2021 et ZFF 2021 – Hive (Zgjoi) de Blerta Basholli, une coproduction entre le Kosovo et la Suisse a remporté le Grand Prix de la compétition des Balkans du Prishtina International Film Festival et sera présenté en Première suisse au Zurich Film Festival

Déjà auréolé de trois prix au prestigieux festival de Sundance (Grand Prix du Jury Cinéma du Monde, Prix de la meilleure réalisation : World Cinema Dramatic, Prix du Public : World Cinema Dramatic) en janvier 2021, Hive a remporté le Grand Prix de la compétition des Balkans pour sa Première au Kosovo au PriFest. Il sera présenté en Première suisse au ZFF les 27, 28 septembre et le 2 octobre 2021 ; le film sortira sur les écrans suisses alémaniques le 7 octobre 2021, en Suisse romande, début 2022.
L’histoire que nous expose la jeune cinéaste kosovare Blerta Basholli est celle, réelle et bouleversante, de Fahrije Hoti (Yllka Gashi) dont le mari a disparu lors de la guerre du Kosovo, sept ans auparavant. Pétrie de chagrin, elle doit lutter au jour le jour pour subvenir aux besoins de ses deux enfants et de son beau-père (Çun Lajçi, célèbre artiste et militant Albanais du Kosovo) diminué physiquement. Elle s’occupe des ruches de son mari Agim, mais les abeilles ne produisent plus assez de miel. Face au manque de perspectives, elle décide de prendre son destin en main et convainc d’autres veuves et femmes de disparus de se lancer dans une petite entreprise communautaire (Krusha) de production et vente de ajvar, un condiment à base de poivrons rouges. Cette activité lucrative leur permet également de ne plus rester seules avec leurs problèmes, leur chagrin, de retrouver l’élan de la vie. Cette émancipation va très vite déplaire aux hommes du village pour lesquels une femme doit rester à la maison à s’occuper de ses enfants. Lorsque Fahrije leur demande si ce sont eux qui vont l’aider, aucune réponse. Le succès de l’entreprise attise l’hostilité des hommes qui font tout pour que cela se termine par un échec cuisant.

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PriFest 2021 – Full Moon (Pun mjesec) de Nermin Hamzagić remporte le prix de la critique internationale (FIPRESCI) au 13e Festival international du film de Prishtina

(…) Dans la section de la compétition des Balkans, le prix FIPRESCI est allé au premier long métrage de Nermin Hamzagić, Full Moon (Pun mjesec ; Bosnie-Herzégovine) qui avait déjà reçu le prix du jury œcuménique au festival de Cottbus 2019. Avec un petit budget, le réalisateur bosniaque offre une immersion vertigineuse dans la topographie d’une société rongée par la corruption et le manque de perspective post-guerre – une thématique qui revient dans nombre de films présentés dans cette section.(…)

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Das FilmFestival Cottbus 2019 (5.-10.11.) : Die wichtigsten Trends des jungen osteuropäischen Kinos

Die Hauptstadt der sorbischen Minderheit in Deutschland, die sich in Brandenburg in der Region Lausitz befindet, sollte historisch und geographisch auf das Zusammentreffen von Ost- und Westeuropa hinarbeiten.  Das ist es, was Cottbus seit 29 Jahren mit diesem internationalen Filmfestival, einem der besten in seiner Spezialisierung auf osteuropäische Kinos, wunderbar macht – mit Filmen aus Mitteleuropa bis dem fernen Osten und Ostasiens (z.B. Mongolei).
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