Cannes 2022 : Revoir Paris, d’Alice Winocour, présenté dans la Quinzaine des Réalisateurs, s’inspire des attentats de Paris pour en donner une vision personnelle

À Paris, Mia (Virgie Efira), interprète du russe au français à la radio, est prise dans un attentat dans une brasserie. Trois mois plus tard, alors qu’elle n’a toujours pas réussi à reprendre le cours de sa vie et qu’elle ne se rappelle l’évènement que par bribes, Mia décide d’enquêter dans sa mémoire pour retrouver le chemin d’un bonheur possible alors qu’elle croise Thomas (Benoît Magimel), un autre rescapé qui était alors courtier financier. (…)

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Cannes 2022 : Les Cinq Diables, de Léa Mysius, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, suit la relation d’une mère avec sa petite fille aux pouvoirs surnaturels

Vicky (Sally Dramé), petite fille métisse à la crinière rebelle, étrange et solitaire, a un don : elle peut sentir et reproduire toutes les odeurs de son choix qu’elle collectionne dans des bocaux étiquetés avec soin. Elle a extrait, en secret, l’odeur de sa mère, Joanne (Adèle Exarchopoulos)a, à qui elle voue un amour fou et exclusif, presque maladif. Un jour Julia (Swala Emati), la sœur de son père Jimmy (Moustapha Mbengue), fait irruption dans leur vie. Vicky se lance dans l’élaboration de son odeur mais a elle déjà décelé que la sœur de son père, cette tante qu’elle ne connaît pas, et que son père n’a pas vue depuis dix ans, est alcoolique : elle boit abonnement du whisky. Elle découvre peu à peu que cette tante a des visions et a été soignée. Vicky est alors transportée dans des souvenirs obscurs et magiques où elle découvrira les secrets de son village, de sa famille et de sa propre existence. (…)

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Cannes 2022 : Sous les figues, de la réalisatrice et productrice franco-tunisien Erige Sehiri, est projeté dans la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs

Parmi les arbres verdoyants qui portent des figues mûres aux couleurs chatoyantes, de jeunes femmes et de jeunes hommes travaillant à la récolte estivale, développent de nouveaux sentiments, flirtent, se séduisent et se provoquent, se cherchent ou se fuient, essayant de se comprendre en créant des liens plus profonds. Melek et ses amis Yosra, Fidé, Sana, Laïla, Hnena, Firas, Gaith, ainsi que des femmes plus âgées, travaillent dans les vergers pendant l’été pour payer leurs études, préparer leur mariage ou aider leur famille. Entre les figuiers, sous le regard des travailleuses plus âgées qui ont l’expérience de la vie et prodiguent leurs conseils avisés, cibles des œillades furtives des jeunes hommes, les jeunes files encore adolescentes se dévoilent et se projettent au seuil d’une vie d’adulte qui semble leur rester interdite. (…)

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La colline où rugissent les lionnes de Luàna Bajrami – La rage d’une jeunesse kosovare assoiffée de liberté

(…)Luàna Bajrami met en scène trois jeunes filles, classiquement dans le genre coming-of-age, aux trois caractères différents. Elle-même interprète Lena qui vient au village pour les vacances, chez sa grand-mère ; elle lit du Zola (L’Assommoir), sur un transat, dans le jardin. Qe (Flaka Latifi), la forte tête, Jeta (Uratë Shabani), très acrimonieuse, Li (Era Balaj), la plus calme, ne lisent pas la misère de la condition humaine, elles la vivent. Elles suffoquent dans la chaleur de l’été comme dans leur vie asphyxiée par l’ennui et le manque de perspective (…).

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Rencontre audio (en anglais) avec le cinéaste roumain Radu Muntean à la Plage de la Quinzaine des Réalisateurs au 74ème Festival de Cannes

Radu Muntean est diplômé de l’Académie roumaine du théâtre et du cinéma – réalisation de films en 1994. Il a fait ses débuts au cinéma avec le film Furia (2002), récompensé par le prix de l’Union des cinéastes roumains pour le meilleur premier film. En 2006, Hârtia va fi albastră (Le papier sera bleu) a fait sa première mondiale à la compétition internationale du Festival de Locarno où le réalisateur est revenu en 2018 avec le film Alice T. Marți, după Crăciun (Mardi après Noël, 2010) et Un etaj mai jos (L’étage du dessous,2015) ont tous deux figuré dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes. Radu Muntean a également participé au Festival de Cannes et en tant que membre du jury de la Cinéfondation & Courts Métrages et le cinéaste roumain y revient cette année pour présenter son dernier film, Intregalde, présenté dans la section de la Quinzaine des Réalisateurs. Lire la critique ici.
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Cannes 2021 : Intregalde, de Radu Muntean, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, quitte l’univers citadin habituel du cinéaste pour une échappée belle dans les forêts de Transylvanie

Comme chaque fin d’année, à l’approche des fêtes, Maria (Maria Popistasu), Dan (Alexandru Bogdan) et Ilinca (Ilona Brezoianu), de jeunes gens issus de la classe moyenne, faisant partie d’une ONG qui travaille avec les autorités locales, une ONG qui se consacre à la distribution de nourriture et de produits de première nécessité à ces habitants à la période de Noël. À part quelques querelles et discussions sans gravité entre les membres du groupe, tout semble aller pour le mieux. Traversant des zones rustiques, par des chemins de terre et des montagnes enneigées. Ces jeunes participent à un voyage humanitaire en 4×4 pour amener ces sacs de vivres aux villageois isolés dans les régions reculées de la Roumanie, en Transylvanie. Tout au long des chemins de montagne, de plus en plus escarpés, poussiéreux puis boueux, les jeunes humanitaires parlent de leur vie : Dan attend un bébé alors qu’Ilinca confie à Maria qu’elle ne peut pas en avoir et souffre à chaque grossesse qu’elle apprend autour d’elle. Ilinca songe même à faire comme une amie qui est partie choisir une mère porteuse en Ukraine.
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Cannes 2021 : le film brésilien Medusa, d’Anita Rocha da Silveira, illustre de manière poignante l’extrémisme religieux à l’ère de Bolsonaro

Dans une perspective dystopique, le long métrage d’Anita Rocha da Silveira, présenté à la Quinzaine des Réalisateur, aborde les diverses tendances de la société brésilienne actuelle à l’image d’une Méduse : l’extrémisme religieux des églises évangélistes dont les fidèles sont menés par des pasteurs, la pratique de la chirurgie esthétique à outrance et le culte de la beauté des femmes, les Brésiliens qui s’instaurent justiciers de la normalité au nom du Christ.
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Cannes 2021 – Retour à Reims [Fragments], essai-documentaire fracassant de Jean-Gabriel Périot à la Quinzaine des Réalisateurs, concourant à l’Œil d’Or

Le texte du sociologue français Didier Eribon, Retour à Reims (2009, éditions Fayard), qui mêle l’intime au collectif pour dresser un état des lieux de la société à travers le processus de disparition lente de la classe ouvrière et du mouvement de balancier des idéologies qui amène l’extrême-droite sur le devant de l’échiquier politique, a été un best-seller à sa sortie et a fait l’objet d’une adaptation théâtrale par le metteur en scène allemand, directeur artistique de la Schaubühne de Berlin, Thomas Ostermeier en 2017 avec Nina Hoss et 2019 avec Irène Jacob en narratrice. Dans l’adaptation cinématographique de Jean-Gabriel Périot, Adèle Haenel interprète le texte, offrant un rendu du texte tout en maîtrise, sans effets inutiles, chaque mot et chaque silence justes à la virgule, à la respiration près.
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#BackToCinema – Canción sin nombre, de Melina León, scrute les fantômes du Pérou des années quatre-vingts – dès le 8 juillet sur les écrans romands

Pérou, au plus fort de la crise politique des années 80. Georgina attend son premier enfant. Sans ressources, elle répond à l’annonce d’une clinique qui propose des soins gratuits aux femmes enceintes. Mais après l’accouchement, on lui enlève sa fille pour « effectuer des contrôles ». L’infirmière lui ordonne de se reposer. Le lendemain de son accouchement, on refuse de lui dire où est son bébé. Décidée à retrouver sa fille, elle sollicite l’aide du journaliste Pedro Campos qui accepte de mener l’enquête.
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Adam, de Maryam Touzani, dépeint l’enfer que vivent les mères célibataires au Maroc

Après sa sélection officielle au Festival de Cannes et avoir remporté dix-sept prix dans des festivals internationaux, le premier long métrage de la Marocaine Maryam Touzani sort sur les écrans romands et raconte l’enfer des mères célibataires au Maroc à travers le parcours de Samia, jeune femme sur le point d’accoucher et qui a fui son village pour éviter de jeter la honte sur sa famille.
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