Adam, de Maryam Touzani, dépeint l’enfer que vivent les mères célibataires au Maroc

Après sa sélection officielle au Festival de Cannes et avoir remporté dix-sept prix dans des festivals internationaux, le premier long métrage de la Marocaine Maryam Touzani sort sur les écrans romands et raconte l’enfer des mères célibataires au Maroc à travers le parcours de Samia, jeune femme sur le point d’accoucher et qui a fui son village pour éviter de jeter la honte sur sa famille.
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Genève : les Cinémas du Grütli ont une nouvelle direction

Les responsables des Cinémas du Grütli, sis  16, rue Général Dufour, à Genève avait un choix crucial à effectuer devant de nombreuses candidatures très fournies et des personnalités enrichissantes, postulant pour le poste de directeur:

Le Conseil de Fondation des Cinémas du Grütli a annoncé qu’il a nommé Paolo Moretti en qualité de directeur. Le Conseil de Fondation, entouré d’une commission d’expert-e-s, a choisi Paolo Moretti pour son expérience et la richesse de son parcours, ainsi que pour son projet qui correspond aux attentes actuelles du Conseil de Fondation.
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Présenté à Cannes 2019 dans la Quinzaine des Réalisateurs, Zombi Child, de Bertrand Bonello, sort ce 26 juin sur les écrans romands

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Zombi Child entraîne les spectateurs à Haïti, en 1962. La séquence d’ouverture dévoile une scène de rite vaudou : la caméra ne révèle que deux mains qui s’affairent à éventrer un volatile avant d’en extraire les viscères. Puis la caméra de Bonello suit un homme qui déambule dans les ruelles d’une bourgade, titube et finit par s’étaler sur le bitume. la séquence suivante suit un convoi funéraire où les pleureuses accompagnent le défunt en chantant et frappant des tambourins et des sortes de djembés.
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Sortie aux Cinémas du Grütli d’El motoarrebatador (L’homme à la moto), d’Agustín Toscano, qui brosse un portrait acerbe et brut de l’Argentine contemporaine

El motoarrebatador est un film intelligent, sans fioritures et à l’intrigue forte et dérangeante qui va de l’intime des protagonistes au malaise social d’un pays.

La séquence d’ouverture observe deux motards casqués dont la visière respective est aussi noire et opaque que leurs casques, ne laissant apparaître ni le contour de leur visage ni leur regard. Les deux motards, l’un au guidon, l’un à l’arrière de la moto, semblent observer des passants. Sur le trottoir opposé, une femme d’un certain âge, entre dans une banque pour retirer de l’argent au distributeur automatique.
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Cannes 2018 : les temps forts de cette 71ème édition

L’ouverture de la septante-unième édition du Festival de Cannes est imminente : anticipé d’un jour cette année, le plus convoité des festivals du septième art verra affluer les professionnels – exploitants, distributeurs, journalistes, distributeurs – le 7 mai alors que l’ouverture officielle et la première montée des marches aura lieu le 8 mai.

Pour cette édition 2018, vingt-et-un longs-métrages sont en lice dans la compétition officielle dont l’un d’eux sera sacré le 19 mai au soir par la fameuse Palme d’or.

Thierry Frémaux et Pierre Lescure ont dévoilé une sélection officielle audacieuse et surprenante, en avril dernier, pour la 71ème édition du Festival de Cannes : cette compétition officielle comporte des retours, des surprises, de jeunes premiers.
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Cannes 2018 : entretien téléphonique avec Édouard Waintrop, délégué général de la Quinzaine des Réalisateurs

j:mag a pu s’entretenir avec le délégué général de la Quinzaine des réalisateurs à quelques jours de l’ouverture de l’édition 2018 bien qu’ Édouard Waintrop soit très sollicité ces jours-ci comme on peut facilement se l’imaginer.

Malgré les conditions sonores exécrables dont nous prions les lecteurs et auditeurs de j:mag de nous excuser, cet entretien passionnant avec un passionné qui nous présente sa sélection et l’esprit de la Quinzaine.
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Marlina, la tueuse en quatre actes : un western rural et féministe venu d’Indonésie

l’Indonésie n’avait présenté aucun film au Festival de Cannes, toutes sections confondues, depuis treize ans. C’est dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs que L’Indonésie est de retour sur la Croisette avec le film de Mouly Surya, jeune cinéaste indonésienne de trente-cinq ans qui signe un véritable petit bijou dans la veine de Sergio Leone et de Quentin Tarantino.
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Ôtez-moi d’un doute : une comédie délicate et poétique de Carine Tardieu

Dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs, une comédie française sensible et amusante a été « le coup de cœur » d’Edouard Waintrop, délégué général de la section et directeur des Cinémas du Grütli, à Genève. Otez-moi d’un doute (Just to be Sure) s’attache aux problématiques liées à la paternité et la filiation. Alors qu’un père veut connaître qui est le père de l’enfant que porte sa fille, il découvre que son propre père n’est pas le sien Père biologique, père affectif, voici les rouages fondateurs qui nourrissent le film de Carine Tardieu (La Tête de maman, en 2007 et Du vent dans mes mollets, en 2012) qui brode autour de cette thématique pour en faire un conte charmant aux facettes multiples.
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A Ciambra, de Jonas Carpignano, immerge les spectateurs au cœur de la mafia calabraise et de la communauté des Roms

Jonas Carpignano a fait sensation à la Semaine de la Critique il y a deux ans où il a remporté le Prix Découverte avec Mediterranea qui suivait le périple d’Ayiva qui, après avoir quitté le Burkina Faso et traversé la Méditerranée, gagnait le Sud de l’Italie, suivant son périlleux voyage et sa lutte quotidienne pour trouver une place dans une Europe qui ne reçoit pas les étrangers à bras ouverts. Jonas Carpignano revient au Festival de Cannes pour présenter A Ciambra dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs. Jonas Carpignano suit son investigation des communautés du Sud de l’Italie. Dans A Ciambra, il est aussi question de migrants, de Calabrais et de Roms.
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Cannes 2017 – Le nouveau film de Sean Baker, The Florida Project, oscille entre incandescence et misère

Sean Baker a abandonné le recours à l’iPhone, mais son nouveau film, après Tangerine, présente une autre histoire vibrante et profonde malgré les apparentes insouciance et légèreté, suivant des personnages de la classe américaines paupérisées, vues ici à travers la magie et le désordre de l’enfance.
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