Rencontre audio (en anglais) avec le cinéaste roumain Radu Muntean à la Plage de la Quinzaine des Réalisateurs au 74ème Festival de Cannes

Radu Muntean est diplômé de l’Académie roumaine du théâtre et du cinéma – réalisation de films en 1994. Il a fait ses débuts au cinéma avec le film Furia (2002), récompensé par le prix de l’Union des cinéastes roumains pour le meilleur premier film. En 2006, Hârtia va fi albastră (Le papier sera bleu) a fait sa première mondiale à la compétition internationale du Festival de Locarno où le réalisateur est revenu en 2018 avec le film Alice T. Marți, după Crăciun (Mardi après Noël, 2010) et Un etaj mai jos (L’étage du dessous,2015) ont tous deux figuré dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes. Radu Muntean a également participé au Festival de Cannes et en tant que membre du jury de la Cinéfondation & Courts Métrages et le cinéaste roumain y revient cette année pour présenter son dernier film, Intregalde, présenté dans la section de la Quinzaine des Réalisateurs. Lire la critique ici.
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Cannes 2021 : Intregalde, de Radu Muntean, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, quitte l’univers citadin habituel du cinéaste pour une échappée belle dans les forêts de Transylvanie

Comme chaque fin d’année, à l’approche des fêtes, Maria (Maria Popistasu), Dan (Alexandru Bogdan) et Ilinca (Ilona Brezoianu), de jeunes gens issus de la classe moyenne, faisant partie d’une ONG qui travaille avec les autorités locales, une ONG qui se consacre à la distribution de nourriture et de produits de première nécessité à ces habitants à la période de Noël. À part quelques querelles et discussions sans gravité entre les membres du groupe, tout semble aller pour le mieux. Traversant des zones rustiques, par des chemins de terre et des montagnes enneigées. Ces jeunes participent à un voyage humanitaire en 4×4 pour amener ces sacs de vivres aux villageois isolés dans les régions reculées de la Roumanie, en Transylvanie. Tout au long des chemins de montagne, de plus en plus escarpés, poussiéreux puis boueux, les jeunes humanitaires parlent de leur vie : Dan attend un bébé alors qu’Ilinca confie à Maria qu’elle ne peut pas en avoir et souffre à chaque grossesse qu’elle apprend autour d’elle. Ilinca songe même à faire comme une amie qui est partie choisir une mère porteuse en Ukraine.
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Cannes 2021 : le film brésilien Medusa, d’Anita Rocha da Silveira, illustre de manière poignante l’extrémisme religieux à l’ère de Bolsonaro

Dans une perspective dystopique, le long métrage d’Anita Rocha da Silveira, présenté à la Quinzaine des Réalisateur, aborde les diverses tendances de la société brésilienne actuelle à l’image d’une Méduse : l’extrémisme religieux des églises évangélistes dont les fidèles sont menés par des pasteurs, la pratique de la chirurgie esthétique à outrance et le culte de la beauté des femmes, les Brésiliens qui s’instaurent justiciers de la normalité au nom du Christ.
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Cannes 2021 – Retour à Reims [Fragments], essai-documentaire fracassant de Jean-Gabriel Périot à la Quinzaine des Réalisateurs, concourant à l’Œil d’Or

Le texte du sociologue français Didier Eribon, Retour à Reims (2009, éditions Fayard), qui mêle l’intime au collectif pour dresser un état des lieux de la société à travers le processus de disparition lente de la classe ouvrière et du mouvement de balancier des idéologies qui amène l’extrême-droite sur le devant de l’échiquier politique, a été un best-seller à sa sortie et a fait l’objet d’une adaptation théâtrale par le metteur en scène allemand, directeur artistique de la Schaubühne de Berlin, Thomas Ostermeier en 2017 avec Nina Hoss et 2019 avec Irène Jacob en narratrice. Dans l’adaptation cinématographique de Jean-Gabriel Périot, Adèle Haenel interprète le texte, offrant un rendu du texte tout en maîtrise, sans effets inutiles, chaque mot et chaque silence justes à la virgule, à la respiration près.
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#BackToCinema – Canción sin nombre, de Melina León, scrute les fantômes du Pérou des années quatre-vingts – dès le 8 juillet sur les écrans romands

Pérou, au plus fort de la crise politique des années 80. Georgina attend son premier enfant. Sans ressources, elle répond à l’annonce d’une clinique qui propose des soins gratuits aux femmes enceintes. Mais après l’accouchement, on lui enlève sa fille pour « effectuer des contrôles ». L’infirmière lui ordonne de se reposer. Le lendemain de son accouchement, on refuse de lui dire où est son bébé. Décidée à retrouver sa fille, elle sollicite l’aide du journaliste Pedro Campos qui accepte de mener l’enquête.
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Adam, de Maryam Touzani, dépeint l’enfer que vivent les mères célibataires au Maroc

Après sa sélection officielle au Festival de Cannes et avoir remporté dix-sept prix dans des festivals internationaux, le premier long métrage de la Marocaine Maryam Touzani sort sur les écrans romands et raconte l’enfer des mères célibataires au Maroc à travers le parcours de Samia, jeune femme sur le point d’accoucher et qui a fui son village pour éviter de jeter la honte sur sa famille.
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Genève : les Cinémas du Grütli ont une nouvelle direction

Les responsables des Cinémas du Grütli, sis  16, rue Général Dufour, à Genève avait un choix crucial à effectuer devant de nombreuses candidatures très fournies et des personnalités enrichissantes, postulant pour le poste de directeur:

Le Conseil de Fondation des Cinémas du Grütli a annoncé qu’il a nommé Paolo Moretti en qualité de directeur. Le Conseil de Fondation, entouré d’une commission d’expert-e-s, a choisi Paolo Moretti pour son expérience et la richesse de son parcours, ainsi que pour son projet qui correspond aux attentes actuelles du Conseil de Fondation.
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Présenté à Cannes 2019 dans la Quinzaine des Réalisateurs, Zombi Child, de Bertrand Bonello, sort ce 26 juin sur les écrans romands

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Zombi Child entraîne les spectateurs à Haïti, en 1962. La séquence d’ouverture dévoile une scène de rite vaudou : la caméra ne révèle que deux mains qui s’affairent à éventrer un volatile avant d’en extraire les viscères. Puis la caméra de Bonello suit un homme qui déambule dans les ruelles d’une bourgade, titube et finit par s’étaler sur le bitume. la séquence suivante suit un convoi funéraire où les pleureuses accompagnent le défunt en chantant et frappant des tambourins et des sortes de djembés.
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Sortie aux Cinémas du Grütli d’El motoarrebatador (L’homme à la moto), d’Agustín Toscano, qui brosse un portrait acerbe et brut de l’Argentine contemporaine

El motoarrebatador est un film intelligent, sans fioritures et à l’intrigue forte et dérangeante qui va de l’intime des protagonistes au malaise social d’un pays.

La séquence d’ouverture observe deux motards casqués dont la visière respective est aussi noire et opaque que leurs casques, ne laissant apparaître ni le contour de leur visage ni leur regard. Les deux motards, l’un au guidon, l’un à l’arrière de la moto, semblent observer des passants. Sur le trottoir opposé, une femme d’un certain âge, entre dans une banque pour retirer de l’argent au distributeur automatique.
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Cannes 2018 : les temps forts de cette 71ème édition

L’ouverture de la septante-unième édition du Festival de Cannes est imminente : anticipé d’un jour cette année, le plus convoité des festivals du septième art verra affluer les professionnels – exploitants, distributeurs, journalistes, distributeurs – le 7 mai alors que l’ouverture officielle et la première montée des marches aura lieu le 8 mai.

Pour cette édition 2018, vingt-et-un longs-métrages sont en lice dans la compétition officielle dont l’un d’eux sera sacré le 19 mai au soir par la fameuse Palme d’or.

Thierry Frémaux et Pierre Lescure ont dévoilé une sélection officielle audacieuse et surprenante, en avril dernier, pour la 71ème édition du Festival de Cannes : cette compétition officielle comporte des retours, des surprises, de jeunes premiers.
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