Pessac 2019 – La Cordillera de los sueños (La Cordillère des songes), dernier volet de la trilogie de Patricio Guzmán, a fait partie de la sélection officielle Festival de Cannes 2019, présenté en séance spéciale et a remporté l’Œil d’or du meilleur documentaire

Ce long métrage sur la cordillère des Andes est la troisième partie d’une série de films sur des paysages emblématiques du Chili. Cette trilogie de Patricio Guzmán a débuté à Cannes en 2010, lorsque Nostalgia de la luz a été créée. Puis Le bouton de nacre (El botón de nácar), (présenté à la Berlinale 2015 où il a remporté le Prix du meilleur scénario, N.D.L.R.), a plongé les spectateurs dans les mers méridionales pour réunir à nouveau paysages, histoire, écosystèmes et politique contingente. Dans ce documentaire, le cinéaste dénonce le génocide humain localisé en pleine Patagonie humide. Quatre années se sont ensuite écoulées jusqu’à ce que La Cordillera de los sueños soit présenté dans la section «Projections spéciales» du Festival de Cannes .
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Cannes 2019 : «Dolor y gloria », de Pedro Almodóvar, effeuille les souvenirs du cinéaste par le truchement de son alter ego

Le dernier film d’Almodóvar dresse le portrait émouvant d’un artiste à travers ses souvenirs de son idée de la création artistique, de la maladie, de l’amour à partir de fragments de sa vie.Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.
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Rencontre avec Felipe Monroy qui nous parle du 2e volet de sa trilogie consacrée à la Colombie

Deuxième volet d’une trilogie consacrée à la Colombie, Los fantasmas del Caribe (voir notre critique) a permis à Felipe Monroy, réalisateur colombien installé à Genève, de poursuivre son travail sur la mémoire de son pays. De retour à Bogotá après de longues années d’absence, le réalisateur entreprend de revisiter le passé de sa famille, empreint d’une violence qui fait écho à celle d’une nation toute entière.
Certaines clefs de visionnement sont nécessaires pour cerner ce qui se cache derrière les témoignages, a priori limités à la sphère familiale, de sa mère, de son père ou de sa sœur.
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Mostra 2017 : Hannah, d’Andrea Pallaoro, quatrième film italien en compétition

Après l’arrestation de son mari (furtive apparition d’André Wilms), Hannah (Charlotte Rampling) commence à s’effondrer. Grâce à l’exploration de son identité brisée et à la perte de maîtrise de soi, le film étudie l’aliénation de la modernité, la difficulté d’avoir des relations, la frontière entre l’identité individuelle, les relations humaines et les pressions sociales.

Se déroulant dans une ville anonyme belge (bien que choisie pour des raisons évidentes de production), Hannah traverse le drame d’une femme âgée dont le mari est emprisonné pour une raison terrible (qui ne sera expliquée que plus loin). Elle passe ses jours dans une solitude presque complète, dorénavant détestée par son fils et pratiquement évitée par tout le monde. Une femme dont la condition économique va soudainement s’aggraver, étant donné qu’elle a une maison assez spacieuse mais délabrée – elle est contrainte à aller faire le ménage dans un appartement luxueux et d’occuper le reste de son temps avec quelques loisirs (la piscine et des leçons de théâtre).
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