Monos, d’Alejandro Landes, dépeint une plongée anxiogène au cœur du conflit armé en Colombie

Quelque part en Amérique latine, isolé au sommet d’une montagne, un groupe de commandos d’adolescents rebelles aux noms de guerre fantaisistes, tels que Rambo, Schtroumpf, Bigfoot, Wolf et Boom-Boom, se livrent à des exercices d’entraînement militaire. Ils ont pour mission, ordonnée par une force obscure, « l’Organisation », de veiller sur une prisonnière , l’ingénieur américaine Sara Watson (Julianne Nicholson), que ces geôliers appellent « la Doctora », et sur une vache laitière, Shakira, en prêt aux guérilleros en reconnaissance de leur action. Mais le groupe doit s’enfuir dans la jungle, poursuivi par une troupe de gens armés. Leur lien se brise et la mission commence à péricliter.
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Berlinale 2020 – Encounters: Los conductos de Camilo Restrepo

Avec l’arrivée de Carlo Chatrian à la direction artistique de l’événement, la Berlinale propose depuis cette année une nouvelle section compétitive  intitulée Encounters. Le film de Camilo Restrepo fait partie de cette sélection.

Librement inspiré d’une histoire vraie, Los conductos est, selon les mots de Carlo Chatrian,

un film aussi visionnaire, physique et élastique que le celluloïd 16 mm sur lequel il a été tourné .
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Genève : la 21ème édition du Festival Filmar en América Latina se tiendra du 15 novembre au 1er décembre 2019 à Genève ainsi que dans des communes du canton et de France voisine

La 21e édition du Festival Filmar alternera rencontre avec des Cinéastes engagé.es, des projections d’œuvres fortes et des débats d’actualité très variés et enrichissants. Filmar, la plus importante manifestation culturelle de Suisse dédiée à l’Amérique latine, qui contribue également au rayonnement de Genève, ville de dialogue et de culture, est l’un des seuls festivals qui s’autofinance à hauteur de 25%, signe du soutien indéfectible de son public, toutes générations confondues.
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Los silencios de Beatriz Seigner dénonce les exactions et guerres civiles en Amérique du sud

Amparo (Marleyda Soto) et ses deux jeunes enfants, Nuria (Maria Paula Tabares Pena), douze ans, Fabio (Adolfo Savinvino), neuf ans, fuient les conflits armés en Colombie. À la triple frontière entre la Colombie,  le Pérou et le Brésil, le trio cherche refuge sur une petite île avec des maisons sur pilotis sur le fleuve Amazone, une zone qui semble flotter dans les limbes et où les habitants cohabitent avec les morts. Amparo doit affronter bien des obstacles administratifs, tant que le corps de son mari (Enrique Diaz) et de sa fille aînée, Maria, ont pas été retrouvés,  pour pouvoir survivre. En effet, Amparo et ses enfants ont fui le conflit armé colombien, dans lequel leur père et ont Maria disparu. Un jour, celui-ci réapparait mystérieusement dans leur nouvelle maison.
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Rencontre avec Felipe Monroy qui nous parle du 2e volet de sa trilogie consacrée à la Colombie

Deuxième volet d’une trilogie consacrée à la Colombie, Los fantasmas del Caribe (voir notre critique) a permis à Felipe Monroy, réalisateur colombien installé à Genève, de poursuivre son travail sur la mémoire de son pays. De retour à Bogotá après de longues années d’absence, le réalisateur entreprend de revisiter le passé de sa famille, empreint d’une violence qui fait écho à celle d’une nation toute entière.
Certaines clefs de visionnement sont nécessaires pour cerner ce qui se cache derrière les témoignages, a priori limités à la sphère familiale, de sa mère, de son père ou de sa sœur.
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Pessac 2018 : Après la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes, et Locarno, le Festival de Pessac a mis à l’honneur les Indiens Wayuu dans « Pájaros de verano”

Dans les années 1970, en Colombie, une famille d’indigènes Wayuu se retrouve au cœur de la vente florissante de marijuana à la jeunesse nord-américaine. Ces simples paysans devenus hommes d’affaires vivant dans l’opulence se retrouvent vite dépassés par la hardiesse des pratiques de ce business. Dans le désert de Guajira, une famille Wayuu se met à jouer un rôle de premier plan dans une affaire de drogue et prend rapidement goût à la richesse et au pouvoir. Avidité, honneur et passions s’en mêlent, déclenchant une guerre fratricide et met en péril leurs vies, leur culture, la cohésion du clan et surtout ses traditions séculaires. Pájaros de verano relate la naissance des cartels de la drogue.
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Filmar 2018 : Los fantasmas del Caribe, de Felipe Monroy, en compétition

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Parallèlement à l’histoire familial du cinéaste qui fait à travers ce film une thérapies nécessaire, on comprend que son pays a engagé un processus de paix qui tente de mettre un terme à soixante ans de guerre. Le titre suggère une double problématique : Los fantasmas del Caribe fait allusion aux fantômes d’un lourd passé, tant familial que sociétal, un héritage qui a marqué les âmes, les esprits comme les corps. Le film de Felipe Monroy s’interroge sur un possible pardon et une renaissance des cendres : peut-on faire la paix avec sa propre histoire, se réconcilier et pardonner malgré les profondes blessures passées, à l’instar d’un pays entier qui a choisi d’effacer les rancœurs pour aller de l’avant et envisager un avenir serein.
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Filmar 2018 : rencontre avec Jean-Pierre Gontard, président du Festival Filmar en América latina

Malgré un emploi du temps très chargé, Jean-Pierre Gontard nous a rencontrés avec un enthousiasme communicatif en nous éclairant sur le programme des festivités pour cette édition anniversaire de Filmar (du 16 novembre au 2 décembre 2018) mais aussi on nous offrant son éclairage avisé sur des régions du monde qu’il connaît bien, que ce soit en Amérique latine ou centrale ou encore au Proche-Orient, des régions où il a travaillé.
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FIFDH 2018 : Matar a Jesús, une fiction autobiographique – entretien avec la réalisatrice colombienne Laura Mora Ortega

Laura Mora Ortega, la réalisatrice de Matar a Jesús, se réjouit que son film soit sélectionné par FIFDH de Genève après le Festival de San Sebastian, le Festival de Zurich et juste avant celui de Toulouse. A peine arrivée de Colombie, très fatiguée par le voyage et le décalage horaire, Laura Mora Ortega nous a rencontrés avec enthousiasme pour parler de son parcours, de son film à l’inspiration si personnelle, de la violence en Colombie, de l’art comme moyen d’éducation, de sa famille. Rencontre au Café Babel, au Théâtre Pitoëff, au cœur du FIFDH, à Genève.
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