Cannes 2021 – Retour à Reims [Fragments], essai-documentaire fracassant de Jean-Gabriel Périot à la Quinzaine des Réalisateurs, concourant à l’Œil d’Or

Le texte du sociologue français Didier Eribon, Retour à Reims (2009, éditions Fayard), qui mêle l’intime au collectif pour dresser un état des lieux de la société à travers le processus de disparition lente de la classe ouvrière et du mouvement de balancier des idéologies qui amène l’extrême-droite sur le devant de l’échiquier politique, a été un best-seller à sa sortie et a fait l’objet d’une adaptation théâtrale par le metteur en scène allemand, directeur artistique de la Schaubühne de Berlin, Thomas Ostermeier en 2017 avec Nina Hoss et 2019 avec Irène Jacob en narratrice. Dans l’adaptation cinématographique de Jean-Gabriel Périot, Adèle Haenel interprète le texte, offrant un rendu du texte tout en maîtrise, sans effets inutiles, chaque mot et chaque silence justes à la virgule, à la respiration près.
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Cannes 2021 : Tout s’est bien passé, de François Ozon, présenté en compétition, concourt pour la Palme d’Or au 74ème Festival de Cannes

Le film de François Ozon, Tout s’est bien passé, est l’adaptation du roman éponyme d’Emmanuèle Bernheim. Tout s’est bien passé, en compétition à Cannes, François Ozon, traite d’un sujet poignant et très actuel, un sujet qui suscite beaucoup de remous et d’émois dans l’Hexagone alors que la Belgique et la Suisse l’autorisent, soutenues par des lois : la fin de vie médicalement assistée.
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Notre-Dame du Nil, les prémices de la tragédie rwandaise

La séquence d’ouverture, de nuit, démolie une jeune fille à la silhouette sensuelle qui se baigne dans le lac Kivu, tandis que sa grand-mère – incarnée par la voix off de Florida Uwera, lui conte « son » pays des Mille Collines, ses origines et relate comment les colonisateurs belges y divisé le pays par le truchement de frontières imaginaires entre les Tutsis et les Hutus :
« Venez, je vous emmène là où vivaient les cœurs candides ! »
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Yakari, la grande aventure : une première adaptation cinématographique, réussie et fidèle, de la célèbre bande-dessinée signée Derib et Job

Après un demi-siècle d’existence, ce monument de bande-dessinée enfantine, signée Derib et Job, est enfin adapté pour le grand écran.

Alors que la migration de sa tribu est proche vu la menace imminente des tornades, Yakari le petit Sioux part vers l’inconnu pour suivre la piste de Petit-Tonnerre, un mustang à la robe noire et blanche, réputé indomptable.
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Genève –  Un Conte de Noël, d’après Charles Dickens, au Théâtre de Carouge du 3 au 22 décembre 2019, accompagné de diverses activités connexes

Dans une adaptation et une mise en scène de Claude-Inga Barbey, Un conte de Noël, production du Théâtre de Carouge, est proposé au public du 3 décembre au 22 décembre 2019. Ce spectacle dure une heure et demi  et se déroulera à La Cuisine, sis rue Baylon, à Carouge. Les représentations ont lieu du mardi au vendredi à 19 heures trente, le samedi et le dimanche à 17 heures.
Ebenezer Scrooge, un usurier avare, reçoit un soir de Noël – cette fête qu’il déteste par-dessus tout et qu’il qualifie volontiers de « foutaises » – la visite de trois fantômes…
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Cannes 2019 : avec « Jeanne », Bruno Dumont poursuit son hagiographie de la vie de Jeanne d’Arc

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S’inspirant toujours de la pièce de Charles Péguy, Bruno Dumont reste fidèle au décors récurrent dans sa filmographie : le Nord. Jeanne attend de parler avec ses conseillers pour planifier la prise de Paris. D’après les palabres, on comprend que ses hommes et elle se trouve « aux portes de Paris » … Et pourtant, Bruno Dumont les filme dans les dunes de la Côte d’Opale, balayées par le vent du Nord. Le Nord, son lieu de prédilection et fil rouge de son oeuvre. D’ailleurs, lorsque Jeanne doit se retrouvée emprisonnée dans une geôle anglaise, il la place dans un bunker, qui figure parmi les nombreux vestiges de la présence allemande dans la région. Les nombreux acteurs non professionnels sont du coin et récitent, sans aucune intonation, avec l’accent du terroir, déclenchant des éclats de rire. On a le sentiment d’assister à des conversations irréelles.
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Cannes 2019 : Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec ont présenté dans la sélection Un certain regard leur adaptation en animation des « Hirondelles de Kaboul », film très attendu tant par la critiques que par le public, tous comblés!

Été 1998, Kaboul est en ruines, occupée par les talibans. Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq (Simon Abkarian), le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Il surtout abattu de voir sa femme (Hiam Abbas) dépérir d’un cancer comme elle ne peut accéder à de véritables soins. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l’obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n’a plus d’autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore… Mohsen (Swann Arlaud) et Zunaira (Zita Hanrot) sont jeunes, ils s’aiment profondément. Tous deux ont fait des études universitaires, lui pour enseigner le français et l’histoire, elle pour enseigner le droit et le dessin. Mais le dessin, la musique, la culture en général, tout est considéré comme « haram » par les extrémistes qui dirigent dorénavant la ville  dont le chef de file. En dépit de la violence et de la misère quotidienne, ils veulent croire en l’avenir. Un geste insensé de Mohsen va faire basculer leurs vies.
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«Boy Erased» : film sur les effroyables thérapies de conversion sexuelle sur les écrans romands

Boy Erased, drame américain écrit et réalisé par Joel Edgerton,  sorti en  2018,  était très attendu par le public helvétique. Présenté en avant-première au Festival international du Film et du Forum des droits humains (FIFDH), ce film est l’adaptation des mémoires de Garrard Conley, intitulées Boy Erased: A Memoir (2016).
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Le Théâtre de Carouge invite le Théâtre des Osses qui propose une magnifique adaptation du Journal d’Anne Frank

Qui ne connaît pas Le Journal d’Anne Frank ? Ce cahier à couverture à carreaux rempli d’une écriture régulière est devenu emblématique, universel témoignage de la résistance des Juifs, mais aussi de tous les autres groupes persécutés – homosexuels, communistes, résistants, isogames – par la machine à exterminer nazie. Et pourtant, le Journal d’Anne Frank nous émeut et nous bouleverse toujours.
Cette nouvelle adaptation dans une mise en scène ingénieuse et novatrice  est signée Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier, que nous avons pu rencontré juste avant le lever du rideau alors que le foyer résonne des voix du public, déjà abondant, qui attend impatiemment l’ouverture des portes de la petite Salle du Théâtre de Carouge, sis Rue Ancienne 57.
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Rencontre avec Marine Francen pour la sortie allemande de Le Semeur qui, en Allemagne, a pour titre : Das Mädchen, das lesen konnte.

Le premier film de Marine Francen, dont elle a également écrit le scénario, prend sa source dans un mystérieux livre paru en 2006 (éditions Parole), L’homme semence, qui aurait été écrit par Violette Ailhaud, une institutrice des Basses-Alpes, qui raconte ce qui est arrivé à son village après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte de décembre 1851. Le parcours rocambolesque de ce manuscrit mérite tout autant un film que son contenu, l’histoire officielle étant qu’à la mort de l’autrice en 1925, le récit est resté dans une enveloppe qui devait rester fermée chez un notaire et ne pouvait être remise que 50 ans après sa mort à une femme de sa descendance. Depuis sa publication, le texte, peu connu du grand public, forge son succès dans l’inspiration qu’il insuffle aux artistes qui l’adaptent au théâtre, dans la danse, la BD ou comme ici au cinéma. Le livre a également été traduit dans plusieurs langues, en allemand sous le titre Der Samenmann.
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