Albert Dupontel poursuit sa réflexion sur l’humanité et sa difficulté à communiquer dans une comédie burlesque, Adieu les cons !

Lorsque son médecin (Bouli Lanners) apprend à Suze Trappet (Virignie Efira), quarante-trois ans, qu’elle est sérieusement malade et que ses jours sont comptés, elle décide de partir à la recherche de l’enfant qu’elle a été forcée d’abandonner quand elle avait quinze ans. Sa quête administrative va lui faire croiser JB (Albert Dupontel), quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin (Nicolas Marié, facétieux et attendrissant à souhait !), archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.

Le réalisateur-acteur résume l’intrigue de son film ainsi :
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Berlinale 2020 – Compétition : Effacer l’historique de Benoît Delépine et Gustave Kervern, un moment de cinéma hilarant sur un sujet contemporain sépulcral !

La restitution d’un réel décalé, c’est la marque de fabrique des deux compères grolandais que sont Delépine et Kervern. Ici, leur art atteint des sommets de justesse, d’acuité et d’humour caustique. L’autre particularité du duo de réalisateurs est sa bienveillance envers leurs personnages, souvent en rupture ou en dissonance avec le monde dans lequel ils vivent : jamais ils ne rient d’eux, et nous non plus, car nous rions en fait de compte tous en cœur et de bon cœur de nous-mêmes qui nous retrouvons à un moment ou un autre dans un ou plusieurs de leurs protagonistes, les situations auxquelles ils sont confrontés nous étant également familières.
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Chien, de Samuel Benchetrit, présenté sur la Piazza Grande dénonce le cynisme de notre société

Chien, la dernière réalisation de Samuel Benchetritt, adaptation du roman éponyme, met d’emblée les spectateurs dans un sentiment d’inconfort, voire de malaise alors que Jacques Blanchot écoute, avec un air bienveillant, les explications de sa femme (Vanessa Paradis) : “Je suis atteinte d’une maladie très rare, tellement rare qu’elle porte ton nom : la blanchoïte. A ton contact, la peau me démange.” Résigné à attendre patiemment de pouvoir regagner le domicile conjugale une fois que sa femme ira mieux, Jacques passe ses journées entre son travail dans un magasin au bord de la faillite, avec vue sur une centrale nucléaire, et de furtives rencontre avec son fils. Ce sentiment de malaise croissant est inhérent au protagoniste qui semble être le seul être à ne pas avoir été touché par le cynisme qui domine notre société.
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