Berlinale 2019 – Compétition jour #4 : Mr. Jones, le dernier film de la cinéaste polonaise Agnieszka Holland, s’attaque au présent avec un film à charge contre les médias d’entre deux-guerres

Hitler vient d’arriver au pouvoir et un jeune journaliste gallois, Gareth Jones (James Norton), qui a à son palmarès le fait d’avoir pris l’avion avec Adolf en personne et profité de l’interviewer, devient le conseiller de Lloyd George, Premier ministre du Royaume Uni. Il met en garde le gouvernement contre les nazis, leur explique que leurs intentions sont terribles et ne peuvent qu’amener qu’à une seconde « Grande Guerre », mais il ne récolte que des éclats de rire des membres du gouvernement. Ce qui l’intéresse, c’est également de savoir si l’Union soviétique, en cas de guerre, sera capable de se défendre et de quel côté. Son ambition : interviewer Staline. De plus, il aimerait comprendre comment ce pays finance la modernisation à marche forcée du pays. Remercié par les membres du gouvernement, Jones décide de se rendre à Moscou et réaliser son plan. Contre toute attente, il reçoit un visa et rencontre le célèbre journaliste-reporter – Prix Pulltizer 1932 – Walter Duranty (Peter Sarsgaard), correspondant du New York Times à Moscou qui semble avoir toute la presse étrangère dans son giron et un pied dans les arcanes du pouvoir.
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Cannes 2018 : « Leto », de Kirill Serebrennikov, rend un vibrant hommage au rock russe qui brave la censure soviétique

Cannes milite avec le mouvement de solidarité pour le cinéaste Kirill Serebrennikov, réalisateur de L’Eté (Leto), actuellement en résidence surveillée dans son propre pays, la Russie.

Leningrad, en plein été du début des années 80 : de jeunes gens fuient un immeuble en se faufilant par une fenêtre. Rapidement, on comprend, en voyant le directeur des lieux donner des ordres, qu’il s’agit d’une salle de spectacles, ou plutôt d’un théâtre dans lequel des artistes de la scène rock se produisent. Mais les spectateurs comprennent aussi que l’ère n’est pas à la rigolade : rien à voir avec les concerts déjantés et psychédéliques auxquels ont droit les spectateurs occidentaux. Sous le gouvernement de Leonid Brejnev, en amont de la perestroïka, les disques de Lou Reed et de David Bowie s’échangent en contrebande, et une scène rock émerge.
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Berlinale 2018 – compétition jour #3: Dovlatov / Transit / Eva

Belle journée de compétition en ce 3e jour, avec deux films potentiellement oursérisables et le troisième, Eva de Benoît Jacquot, d’une indigence crasse, ne servant qu’à la décoration du tapis rouge avec Isabelle Huppert.
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Lucarne sur le cinéma indépendant coréen au Kino Babylon- Mitte de Berlin

La Corée du Sud est traditionnellement une terre cinématographique très productive. Pendant longtemps la majorité des films était destinés au marché local, (…).
Depuis une dizaine d’années, le cinéma coréen voit émerger un cinéma plus indépendant, avènement qui correspond à un changement de politique économico-culturelle, imposé en 2006 par les États-Unis dans le cadre d’un accord général de libre-échange : alors qu’auparavant un quota obligeait les salles coréennes à diffuser 146 jours par an des films nationaux, le quota est tombé à 73 jours. Dans un premier temps, la production sud-coréenne a drastiquement été réduite, mais comme souvent dans le domaine de la culture quand il est en crise, de nouvelles idées émergent avec une nouvelle génération de créateurs.
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