Pour la sortie suisse de The Roads Not Taken, entrevue avec Sally Potter réalisée à la Berlinale 2020

Il fut un temps, qu’il nous en souvienne, où il y avait de grands festivals de cinéma qui se tenaient physiquement. Depuis la crise sanitaire due à la pandémie Covid-19, soit ils sont annulés (Cannes et de nombreux petits festivals) soit en ligne (la plupart des festivals de moyennes envergure), soit hybrides comme Locarno 2020. Le prochain qui aura lieu physiquement devrait être la Mostra de Venise. Le dernier qui a eu lieu normalement : la Berlinale 2020. C’est à cette occasion que nous nous sommes entretenus avec Sally Potter qui y présentait son dernier film en compétition : The Roads Not Taken avec Javier Bardem, Elle Fanning, Salma Hayek et Laura Linney.
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Berlinale 2020 – compétition : The Roads Not Taken de Sally Potter – 24 heures de la journée d’un homme perdu dans sa mémoire

Le dernier film de Sally Potter aborde un sujet qui tend à toucher de près ou de loin un large pan de notre société – celui des pathologies liées à la démence. Évidemment, dit ainsi, cela ne donne pas forcément l’envie de se précipiter dans une salle de cinéma voir ce film. Et pourtant, The Roads Not Taken est probablement l’un des films de fiction les plus justes et les plus sensibles sur la question, loin des comédies alambiquées qui alignent les situations les plus improbables les unes que les autres dans des caricatures souvent très fantaisistes, évacuant allègrement la multitude de problèmes quotidiens qui se posent aux malades et à leurs proches, ou des drames larmoyants aux abords héroïques (pour les malades ou les aidants). Sally Potter, comme à son habitude ne donne pas une clef à mettre dans la serrure d’une compréhension et appréhension uniques des choses, mais plutôt un trousseau avec lequel chacun.e peut y trouver une ouverture ou s’essayer à plusieurs réflexions.
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Cannes 2018 : « Todos lo saben », le thriller ibérique du cinéaste iranien Asghar Farhadi ouvre la 71ème édition du Festival de Cannes

Le cinéaste iranien Asghar Farhadi – deux fois lauréat d’un Oscar du meilleur film parlé en langue étrangère – a choisi de tourner son dernier opus en Espagne et en espagnol, avec une distribution haut de gamme : Javier Bardem, sa femme à la ville Penelope Cruz et Ricardo Darín, l’acteur argentin le plus connu sur les écrans internationaux.
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Cannes 2018 : les temps forts de cette 71ème édition

L’ouverture de la septante-unième édition du Festival de Cannes est imminente : anticipé d’un jour cette année, le plus convoité des festivals du septième art verra affluer les professionnels – exploitants, distributeurs, journalistes, distributeurs – le 7 mai alors que l’ouverture officielle et la première montée des marches aura lieu le 8 mai.

Pour cette édition 2018, vingt-et-un longs-métrages sont en lice dans la compétition officielle dont l’un d’eux sera sacré le 19 mai au soir par la fameuse Palme d’or.

Thierry Frémaux et Pierre Lescure ont dévoilé une sélection officielle audacieuse et surprenante, en avril dernier, pour la 71ème édition du Festival de Cannes : cette compétition officielle comporte des retours, des surprises, de jeunes premiers.
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Venise 2017: Le couple Bardem-Cruz réunis sur grand écran dans Loving Pablo, film de Fernando Leon de Aranoa

Loving Pablo, sur histoire du puissant trafiquant Pablo Escobar et l’histoire d’amour qui l’a lié à la journaliste Virginia Vallejon (dont le livre a inspiré le film) vient d’être présenté a Venise hors concours. Pour interpréter les deux protagonistes du film de Fernando Leon de Aranoa, Bardem est Pablo Escobar, le chef tout puissant et sanglant de la drogue colombienne; Cruz est une journaliste de télévision colombienne qui entre dans son monde, attirée magnétiquement par le luxe et le faste, devient son amant jusqu’à risquer sa vie. Javier Bardem et Penelope Cruz, un couple a la ville, sont venus combler de bonheur les fans et les photographes au Lido de Venise. L’actrice a déclaré : “Il était difficile d’être sur le plateau avec Javier incarnant un monstre comme Escobar”.
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Mostra 2017: Mother! de Darren Aronofsky – un film que ni les spectateurs ni les acteurs ne comprennent!

En compétition à la 74e Mostra du film de Venise, Mother! Darren Aronofsky est encore une autre parodie destructrice du réalisateur new-yorkais, caractérisée par un récit fébrile et une utilisation sombre de la métaphore.
Les films de Darren Aronofsky sont des paraboles consacrés à l’autodestruction, où la spirale de l’emprise et le spectre de la mort sont toujours provoquée par une obsession poursuivie jusqu’à la fin, indépendamment de la futilité ou de la noblesse des intentions. Le fil conducteur douloureux qui mêle différentes façons de flirter avec les genres ne fait pas defaut dans Mother ! Chaque nouveau film de Darren Aronofsky l’amène à charger de métaphores et d’allégories: chacun de ses films peut être brutal, charnel et matériel ou métaphysique (The Fountain et Black Swan).

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