Locarno 2018 : Humour noir décalé, servi par d’immenses acteurs, pour le dernier opus de Denis Rabaglia, Un nemico che ti vuole bene. Rencontre.

Une nuit de pluie, le professeur Enzo Stefanelli (interprété par le facétieux Diego Abatantuono qui montre encore une fois ici son immense talent) sauve sa vie à un jeune homme blessé par une arme à feu. En retour, le tueur, un tueur professionnel, promet de trouver et de tuer un de ses ennemis, quel qu’il soit. Bien qu’Enzo insiste sur le fait qu’il n’a pas d’ennemi, le jeune homme commence à en chercher un, créant le chaos dans la vie du professeur. Au début, sceptique, Enzo ouvre finalement les yeux sur sa vie et sur les gens autour de lui… Enzo sera-t-il capable d’identifier son véritable ennemi? Et comment le tueur va-t-il se comporter et devenir son seul ami? Et s’il était vrai que chacun de nous a un ennemi à éliminer?
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Locarno 2018 – Rencontre avec la cinéaste bernoise Bettina Oberli pour Le vent se lève avec Mélanie Thierry et Pierre Deladonchamps

Pauline, une jeune paysanne (Mélanie Thierry), a choisi de vivre quasiment en autarcie avec Alex (Pierre Deladonchamps) dans une ferme du Jura. Mélanie y élève ses bêtes dans le respect de la nature. L’arrivée de Samuel, venu installer une éolienne, va bouleverser son couple, ses valeurs. Cette irruption dans un monde que Mélanie croyait symbiotique va provoquer une remise en questions des convictions et des aspirations de Mélanie.
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Les survivants de la torture méritent une meilleure protection à travers le monde, en Suisse y compris – Appel de l’OMCT

Nous relayons ici l’appel de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) – un réseau créé en Suisse en 1986 et composé de 297 organisations non gouvernementales dans plus de 90 pays. L’OMCT s’est donnée pour tâche de renforcer et d’accompagner les activités des organisations sur le terrain en fournissant à ses organisations membres les outils et les services leur permettant de mener à bien leur travail : prévention, dénonciation de la torture, poursuite des auteurs de violations graves et ’assistance aux victimes, y compris leur réhabilitation. L’OMCT jouit du statut consultatif ou d’observateur auprès de l’ECOSOC (Organisation des Nations Unies), de l’Organisation internationale du travail (OIT), de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, du Conseil de l’Europe et de l’Organisation internationale de la Francophonie. L’organisation constitue aujourd’hui la principale coalition internationale d’ONG luttant contre la torture, les exécutions sommaires, les disparitions forcées et tout autre traitement cruel, inhumain ou dégradant.
j :mag soutient depuis des années les initiatives de l’OMCT et d’une des organisation affiliée, l’OSAR – l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés, ici ou là par exemple.
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«Yvette Z’Graggen, une femme au volant de sa vie»: un vibrant et riche hommage de Frédéric Gonseth à l’écrivaine et journaliste genevoise disparue en 2012 – Rencontre

Yvette Z’Graggen s’est imposée comme une femme et écrivaine en avance sur son temps aux décisions audacieuses et novatrices. Le parcours de vie de cette femme hors du commun est raconté par elle-même dix ans avant sa disparition, par le truchement d’une exceptionnelle collection de photos conservées par sa fille, d’interviews et d’archives. Des textes lus en voix off en superposition des images d’époque et des témoignages d’amis complètent ce tableau et permettent de voir comment sa vie fut un roman passionnant, mêlant ancêtres alémaniques, insolence face aux conventions de l’époque, audace pour les sujets sensibles et un penchant assumé pour la gent masculine comme pour les belles voitures.
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[Audio auf Deutsch – résumé en français] Rana Ahmad : « Ich liebe meine Freiheit! »

Rana Ahmad : le courage comme tout bagage !

Rana Ahmad, née en 1985, a grandi à Riyad, en Arabie Saoudite, où elle se déguise pour la première fois à l’âge de dix ans car cette pratique si anodine en Occident est réglementée de manière très stricte pour toute jeune femme, en raison des lois religieuses rigoristes qui n’autorisent pas les fillettes, les jeunes filles et les femmes à sortir, à faire de la bicyclette, à conduire une voiture ou même à décider d’étudier ou de travailler.
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Le Prix de Soleure 2018, « Des mouton et des hommes » du cinéaste lausannois Karim Sayad, sort sur les écrans romands – Rencontre [audio]

Né en 1984 d’un père algérien et d’une mère suissesse, Karim Sayaf obtient un Master en Relations Internationales de l’Institut Universitaire des Hautes Études Internationales et du Développement de Genève. Avec son premier long-métrage, le documentariste a conquis à l’unanimité le jury du Prix de Soleure 2018, sa principale distinction.
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Semaine des nominés du 21e Prix du cinéma suisse – 7 jours pour voir des films suisses à Genève et Zurich

Les noms des candidats au 21e Prix du cinéma suisse ont été dévoilés le 31 janvier 2018. La Nuit des nominations, qui a lieu pendant les Journées de Soleure, était la première étape avant la remise des prix qui se tiendra le 23 mars 2018 à Zurich à la Halle 622 à Oerlikon en présence de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga – Depuis 2012, la cérémonie officielle d’hommage à la création cinématographique suisse est du ressort de la Confédération. Comme chaque année, les films nominés sont projetés aux Cinémas du Grütli à Genève et au Filmpodium de Zurich pendant la semaine précédant la cérémonie.
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Sortie du film de Michel Finazzi sur le milieu carcéral en Suisse romande: Bloc Central

La prison, un sujet délicat s’il en est !, que le grand public appréhende la plupart du temps par la marge, c’est-à-dire les faits divers qui émaillent l’actualité. L’originalité de Bloc Central du cinéaste Michel Finazzi, (re)connu pour ses documentaires et dont c’est ici le premier long métrage de fiction, est de nous faire entrer par deux portes opposées du système carcéral, celui d’un prévenu et celui d’un nouveau venu parmi les gardiens, ce qui permet d’entrouvrir les sas intermédiaires de la prison que sont par exemple les secteurs de la santé et des activités au sein de la prison. A cet égard, le réalisateur parle en connaissance de cause, il a animé des ateliers vidéo en milieu carcéral pendant 16 ans! Il a ainsi pu recueillir une somme d’anecdotes, d’histoires, d’expériences qui forment la trame de l’histoire du film.
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Entretien [audio] avec Léa Pool, cinéaste d’origine suisse adoptée par le Québec, pour la sortie suisse de: Et au pire on se mariera

Et au pire on se mariera, treizième long-métrage de Léa Pool, sorti en salle au Québec le 15 septembre 2017, arrive sur les écrans romands en compagnie de la cinéaste d’origine suisse, adoptée par le Québec.

Adaptation libre du roman éponyme de Sophie Bienvenu (publié en 2011 aux éditions La Mèche), Et au pire on se mariera, basé sur un scénario qui a été écrit à quatre mains par Léa Pool et Sophie Bienvenu, suit les affres amoureux d’une adolescente de quatorze ans, Aïcha Saint-Pierre (Sophie Nélisse), qui tombe en amour, comme on dit au Québec, d’un homme deux fois plus âgé qu’elle, Baz un musicien (Jean-Simon Leduc, un musicien et acteur en plein essor) qui sait garder les distances face aux assauts soutenus de l’adolescente et qui a la décence de ne pas profiter des sentiments de cette jeune fille lui voue, Aïcha sera prête à tout pour obtenir son amour.
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Le libertarianisme: ce cheval de Troie de la votation No Billag du 4 mars 2018

4 mars 2018 : quelle journée !
Malgré d’importants enjeux européens, avec sur notre côté sud la grande coalition en Allemagne – acceptée par les membres du SPD à 66% et ouvrant enfin la voie à la formation d’un gouvernement après 6 mois de statut quo – et sur notre côté sud les élections en Italie qui ont vu la confirmation que les partis populistes n’ont pas que de bons jours en Mitteleuropa, notre petite votation appelée par son petit nom – NoBillag – , plus précisément l’initiative populaire « Oui à la suppression des redevances radio et télévision », a fait le tour des médias européens. Comme souvent, ce qui étonne à l’étranger, c’est autant le fait que le peuple soit souverain sur ce genre de questions, que le résultat du peuple souverain semble aller à l’encontre des intérêts individuels, ici que l’on accepte de payer une redevance !
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