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Interview

Cinéma / KinoCulture / Kultur

Vous ne désirez que moi, de Claire Simon, dévoile la dernière relation de Marguerite Duras, entre passion, domination et destruction – Rencontre (audio)

Compagnon de Marguerite Duras depuis deux ans, Yann Andréa, qui a trente-huit ans de moins qu’elle, éprouve le besoin de parler, de se confier sur sa relation passionnelle avec l’écrivaine qui ne lui laisse plus aucune liberté. Il ressent un impérieux besoin de mettre des mots sur ce qui l’enchante et le torture. Il demande à une amie journaliste, Michèle Manceaux, journaliste et écrivain, complice et voisine de Marguerite, de l’interviewer pour y voir plus clair. Ils se retrouvent au premier étage de la maison de Neauphle et la première phrase de Yann est « je voudrais parler de Duras ». (…)

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Cinéma / KinoCulture / KulturForum citoyen / Bürgerforum

FIFF2022 :  Klondike de Maryna Er Gorbach remporte le Grand Prix – Rencontre avec la cinéaste ukrainienne qui nous fait entrer dans les battements du temps de la guerre

Klondike continue sa moisson de prix festivaliers – à sa Première au festival du film de Sundance en janvier dernier, il a remporté le World Cinema Dramatic Competition de la meilleure réalisation et en février, à la Berlinale dans la section Panorama, la deuxième place du Prix du public. Ces prix ont été reçus avant l’invasion russe de l’Ukraine. Au 36e Festival International du Film de Fribourg qui s’achève ce dimanche, le Grand Prix du Jury international longs métrages, le Critics’ Choice Award et une mention spéciale du Jury des jeunes Comundo a un autre goût, celui de la réalité qui arrive par vagues d’images de nos journaux télévisés, par vagues de refugié.es, par vagues de tragédies individuelles et collectives. Si Maryna Er Gorbach situe son histoire en 2014, au moment de la tragédie du vol 7 de la Malaysia Airlines abattu par un missile dans le Donbass le 17 juillet, elle fait un écho saisissant aux événements que les Ukrainiens vivent depuis le 24 février 2022. Ou plutôt, elle nous rappelle que cette guerre en Ukraine est le résultat d’une continuité. Pendant ces huit dernières années, nous avons considéré ce conflit comme une mini-guerre froide, la réalisatrice ukrainienne nous démontre, avec une intelligence narrative qui s’appuie avec finesse sur le hors champ, qu’il n’en était rien. (…)

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Exposition / AusstellungForum citoyen / Bürgerforum

Rencontre avec le photo-journaliste Lilian Héliot, auteur de l’exposition L’exil en Bosnie, qui dénonce les politiques migratoires

Le jeune et talentueux photo-journaliste Lilian Héliot a passé plusieurs semaines en Bosnie-Herzégovine dans le canton Una-Sana, près de la frontière croate. Il en a ramené d’extraordinaires photographies de migrants venus d’ailleurs, désirant se rendre en Europe occidentale, obligés de rester sur place plusieurs années à la marge de l’existence. Titulaire d’un master : Crises Interventions d’urgence et actions de développement, Héliot membre de l’agence Hans Lucas souligne que ce grand reportage sur les oubliées du droit, réalisé sans aucun financement, entre dans son travail initial sur l’exil. Il nous a confié les secrets de son intervention sur le terrain glissant d’un pays qui a été la scène ensanglantée, pendant quatre ans, du plus grand conflit européen de la fin du 20ème siècle. Son exposition L’exil en Bosnie, itinérante, a été présentée dans plusieurs lieux parisiens, au Jardin d’Agronomie tropicale et au festival des Tropikantes, au Café Social de Belleville, au Centre Panthéon- Sorbonne et aux Amarres.(…)

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Culture / KulturForum citoyen / Bürgerforum

[Audio] Rencontre avec Laurence Deonna, grande reporter, photographe, auteure, conférencière et femme libre !

S’inscrivant dans la lignée de grandes voyageuses telles Isabelle Eberhardt, Anne-Marie Schwarzenbach, Alexandra David-Neel et Ella Maillart qu’elle a bien connue, Laurence Deonna, auteure d’innombrables articles, publiés aussi bien en Suisse qu’à l’étranger, d’une quinzaine de livres et d’essais, a été grand reporter dès les années soixante. La plupart de ses livres a été traduit dans plusieurs langues et certains ont été portés au théâtre et/ou à l’écran.
Pendant près d’un demi-siècle, Laurence Deonna, a parcouru de nombreuses contrées en guerre ou sous régime totalitaire, s’affirmant comme reporter écrivaine et photographe, en risquant sa vie à capter la fureur de notre époque à travers le vécu des femmes, en Suisse et à l’autre bout du monde. Faisant toujours preuve d’une immense empathie et d’un humanisme à travers ses reportages de terrain, Laurence Deonna s’immerge au plus près des conflits et leur violence, témoignant de leur impact sur les populations civiles qui les vivent. Issue d’une famille de la haute bourgeoisie calviniste genevoise, elle se marie pour rapidement divorcer. Incitée par Jan Krugier, le galeriste pour lequel elle a travaillé et avec lequel elle a vécu cinq ans, Laurence Deonna a trente ans quand elle quitte une vie confortable et se lance en solitaire sur les routes du Moyen-Orient, des pays d’Asie centrale et d’Afrique. Elle part pour s’affranchir du carcan de son éducation calviniste, pour vivre libre mais surtout pour témoigner. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Notre-Dame brûle, de Jean-Jacques Annaud, plonge les spectateurs aux côtés des sapeurs-pompiers dans les flammes qui ont ravagé la cathédrale de Paris. Rencontre

Notre-Dame brûle, de Jean-Jacques, est né de la proposition de Jérôme Seydoux de réaliser un film de montage d’archives à grand spectacle pour écrans larges, avec son immersif, sur l’incendie de Notre-Dame. Jean-Jacques Annaud a choisi de reconstituer, heure par heure, l’invraisemblable réalité des évènements du 15 avril 2019 lorsque la cathédrale subissait le plus important sinistre de son histoire. Initialement, le cinéaste a décidé de se limiter aux faits en se lançant dans une chronologie des événements. Réalisant la difficulté à obtenir les heures exactes du déroulé vu la subjectivité temporelle dans une telle tragédie, Jean-Jacques Annaud a alors recoupé les différents témoignages dont il disposait et a constaté que chacun donnait sa version de la première apparition de la fumée, des flammes et de l’arrivée des secours. (…)

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FIFDH 2022 – Kaltrina Krasniqi remporte la compétition pour Vera Dreams of the Sea (Vera andrron detin), ex aequo avec Gessica Généus Freda – Rencontre avec la cinéaste kosovare

Après avoir fait sa Première à la Mostra de Venise 2021 et remporté plusieurs prix sur le circuit des festivals internationaux, Vera Dreams of the Sea remporte le Grand Prix fiction ex aequo avec Freda, le film de la réalisatrice haïtienne Gessica Généus sur l’étape helvétique du circuit, ainsi que le Prix du jury des jeunes, ce qui ravit la réalisatrice Kosovare qui a déclaré être

« particulièrement touchée par le Prix du jury des jeunes qui a vu Vera avec une telle clarté ; cela me donne de l’espoir ! »

Cette année est une année exceptionnelle pour le cinéma kosovar, porté par une nouvelle vague de cinéastes, particulièrement des réalisatrices, qui projettent le Kosovo sur la carte du monde cinématographique. Avec Blerta Basholli (qui a représenté le Kosovo à la course aux Oscars 2021-22 avec Hive), Luàna Bajrami (La Colline où rugissent les lionnes, présenté en Première à Cannes 2021) Norika Sefa (Looking For Venera, 2021), qui ont toutes remporté de nombreux prix, Kaltrina Krasniqi complète cette moisson de l’année 2021-2022.
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FIFDH 2022 : Gulbahar Haitiwaji, rescapée ouïghoure des camps de rééducation chinois, livre un témoigne poignant – Rencontre (audio)

Rescapée ouïghoure installée en France, Gulbahar Haitiwaji a hésité : devait-elle se taire pour préserver ses proches qu’elle avait laissés dans la Province du Xinjiang ou devait-elle témoigner, au risque que ses proches soient inquiétés, menacés ou incarcérés ? Gulbahar Haitiwaji a choisi de témoigner et de parler de ce génocide culturel savamment organisé.
Gulbahar Haitiwaji a été arrêtée lors d’un voyage en Chine, puis envoyée dans un camp de « rééducation » chinois. Durant trois ans, Gulbahar Haitiwaji a enduré des centaines d’heures d’interrogatoires, la torture, la faim, le froid, la violence des policiers, le lavage de cerveau et l’auto-critique, une injection supposée être un vaccin contre la grippe mais qui se révélera une stérilisation forcée, les rats, les nuits sous les néons aveuglants d’une cellule mais l’absence complète de lumière naturelle, des pratiques qui débouchent sur la perte totale du temps et une déshumanisation systématique. (…)

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FIFDH 2022 : En Ouganda, Winnie Tushabe enseigne la permaculture aux familles pauvres et aux réfugiés pour leur garantir une autonomie alimentaire. Rencontre (audio anglais)

La permaculture, que pratiquaient nos ancêtres, était issue de la sagesse populaire, basée sur l’observation au fil des saisons. Après des décennies d’utilisation de pesticides et d’insecticides qui ont endommagé le sol et contaminé les nappes phréatiques sur tous les continents, la permaculture semble la solution pour assainir le sol de ces produits chimiques. En permaculture, la terre n’est jamais retournée ni bêchée. Il faut l’aérer à l’aide d’une griffe et planter les différents semis en parfaite symbiose. Winnie Tushabe nous décrit comment planter les plantes les plus hautes au centre pour permettre, en plus de rendre l’accès à toutes plus facile, de faire de l’ombre aux plantes plus petites ou comment placer, par exemple, les oignons, dont l’odeur est répulsive pour certains insectes, afin de protéger d’autres plantes qui seraient sinon rongées. Pour elle, l’avenir de son pays passe par une agriculture respectueuse de la Terre. En Ouganda, Winnie Tushabe enseigne la permaculture aux familles pauvres et aux réfugiés. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

FIFDH 2022 : Le long métrage d’animation Jungle rouge, co-réalisé par Juan José Lozano et Zoltan Horvath, plonge les spectateurs au cœur de la jungle colombienne, entre idéalisme, désillusions et réalité – Rencontre (audio)

Projeté dans le cadre du Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève où la Jungle rouge concourt en compétition, ce long métrage d’animation a réuni le documentariste et cinéaste indépendant Juan José Lozano et Zoltán Horváth, réalisateur de films d’animation et dessinateur.
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Juan Lozano et Zoltan Horvath ont tourné Jungle rouge en espagnol dans un studio de la banlieue genevoise mais avec des acteurs de théâtre colombiens qui tiennent le rôle des guérilleros des FARC perdus dans la jungle équatorienne. Les défis à relever ont été multiple, comme le tandem de réalisateurs qui a filmé sur un fond vert remplacé après le tournage, grâce aux ordinateurs, par une nature recréée en dessins ou en images de synthèse. Le résultat est impressionnant et envoûtant : la nature luxuriante, très colorée, évolue et devient menaçante à mesure que l’état d’esprit de Carlos rées évolue. Juan Lozano et Zoltan Horvath permettent au public de suivre les derniers instants de la plus ancienne guérilla communiste du monde, l’immergeant dans la moiteur de la jungle colombienne, en 2008, peu de temps avant que la CIA élimine le commandant Reyes, larguant leurs bombes sur le camp des FARC.(…)

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FIFDH 2022 – Entretien avec Magnus Gertten réalisateur de l’incroyable destin de Nelly & Nadine, du camp de Ravensbrück à Bruxelles en passant par Caracas !

Présenté en Première mondiale à la Berlinale 2022 où il a remporté le Teddy Award, le documentaire du cinéaste suédois commence une prometteuse tournée des festivals au FIFDH avant, on l’espère, une sortie dans les salles. Car ce film mérite d’être regardé sur un grand écran, ne serait-ce que pour sa scène d’ouverture des plus spectaculaires cinématographiquement et extraordinaire pour son côté « appât » narratif qui saisit immédiatement le public dans le filet de l’histoire.
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Avant de commencer à parler du contenu du film, une première question très cinématographique : vous avez conçu la scène d’ouverture comme celle d’un film de genre avec des effets de ralenti, d’amplitude pour arriver là où vous vouliez nous entraîner, sur le visage de Nadine Hwang, la porte d’entrée du film ! Il y a une sorte de discrépance, beaucoup de femmes que nous voyons sont souriantes, font des signes de main, regardent autour d’elles ; Nadine elle, visage impassible, regarde droit dans la caméra ! Fascinant !

Oui, nous allons vers elle. Nous étions dans un cadre très spécifique avec des gens qui arrivent, ils sont en train d’effectuer leurs premiers pas vers la liberté. Ils sont là, debout, et réalisent qu’ils sont libres. C’est à partir de cette petite bobine que mon idée du film a débuté, il y a 15 ans. Cette bobine est assez connue, on peut la voir au mémorial de l’Holocauste à Washington, au mémorial de Yad Vashem, les images sont souvent passées à la télévision, mais je crois que je suis la première personne à avoir posé cette question évidente : qui sont ces personnes ? Ce sont des visages de la Seconde guerre mondiale comme on en voit beaucoup, mais moi je voulais aller au-delà des visages. C’est si éloigné, c’est si lointain habituellement. J’ai été fasciné par ce matériel. Parmi les premiers visages que j’ai vus en 2007, c’était celui de Nadine. (…)

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