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Interview

Culture / KulturThéâtre / Theater

Théâtre de Carouge : la saison 2022-2023, déclamée par le directeur des lieux, Jean Liermier, sera « libre et sauvage » – Rencontre

Pour le plus grand bonheur des Carougeois, mais aussi des équipes du Théâtre de Carouge, des artistes et du public, Jean Liermier, directeur général du Théâtre de Carouge, a été récemment reconduit pour trois ans dans ses fonctions par le Conseil de Fondation du Théâtre de Carouge qui affirme « qu’il a su conduire l’institution au plus haut niveau de la création artistique en s’adjoignant une équipe d’exception et réunissant pour chaque spectacle les meilleurs talents ». En ce samedi 25 juin 2022, sous un soleil resplendissant, les festivités battent leur plein : un préposé à la musique assure une animation musicale accueillante, mêlant des morceaux pop, de la musique ethno, des classiques du rock, entre autres; un food-truck invite à la gourmandise, des ballons bigarrés décorent le lieu et toute l’équipe du Théâtre de Carouge arbore soit des canotiers pour les hommes, soit des coiffes exubérantes et satinées pour certaines femmes alors que d’autres ont opté pour des couronnes de fleurs rouge carmin. C’est jour de fête et le mot est bien passé : les inconditionnels du Théâtre sont là pour découvrir le programme de la prochaine saison mais certains badauds, attirés par l’ambiance festive qui règne sur la place devant l’entrée du théâtre, sont venus s’enquérir et prendre un dépliant contenant le programme de la saison 2022-2023 à défaut d’obtenir le sésame pour les deux présentations, à 11 h et à 19 h, par Jean Liermier, sur la scène de la Grande Salle. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

FFMUC2022 –  Quantum Cowboys, un western disruptif protéiforme. Rencontre avec son réalisateur, Geoff Marslett

Première partie d’une trilogie intitulée The Arizona Antilogy (L’antilogie de l’Arizona), Quantum Cowboys est un objet cinématographique original qui concentre dans ses 99 minutes toutes les techniques possibles de rendu visuel, allant de l’animation par rotoscopie aux prises de vue en 16mm, en passant par le stop motion ou les collages, 12 différentes techniques au total. Les sauts quantiques dans l’espace et le temps du scénario apposent à cette œuvre un narratif disruptif qui entraîne le public dans le sillage d’intention du réalisateur texan (Mars, 2010 ; Loves Her Gun, 2013) qui s’intéresse à la manière dont l’exploration de notre univers nous change, nous et le lieu que nous explorons. À l’apparence expérimentale, ce western n’implique pas que nous soyons particulièrement instruit.es en physique, en philosophie ou en art cinématographique, Geoff Marslett alliant dans sa forme et son contenu les deux piliers du quantum, de manière à ce que sa réception soit plus instinctive, sensorielle que cérébrale…  Il faut tout de même accepter d’entrer dans ce concept et de s’y laisser porter, cette prémisse étant en contradiction avec sa conséquence, mais nous ne sommes pas à un saut quantique près ! (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

FFDD22: #31# (Appel masqué) de Ghyzlène Boukaïla – Un voyage hypnotique dans un interstice spatio-temporel. Rencontre avec une jeune artiste algérienne opiniâtre et réfléchie

Dès les premières secondes, le mouvement calme et lent de la caméra happe nos sens de manière quasi hypnotique, nous entraîne dans une déambulation étrange entre post-apocalypse et fantasmagorie, à la suite d’un homme baigné dans une magnifique lumière qui rend la nuit et ses rues vides, délabrées, à la fois belles et menaçantes. Nous sommes à Oran, mais en quelle période ? Les maisons en ruines semblent guetter le noctambule, des lumières s’allument à son passage, rappelant la palette chromatique de celles des forces répressives, des sons indéfinis s’échappent comme autant de messages d’alerte, l’anxiété est palpable. Les frémissements d’une vie enfouie derrière les façades effondrées, sans jamais la voir, sont néanmoins perceptibles. On se prend à ressentir dans sa chaire la discrépance entre cet espace physique public où chaque pas est compté, mesuré, et la vie intérieure, enfermée, mais bouillonnante. Le temps et l’espace sont si finement conceptualisés que c’est bel et bien à l’extérieur que le sens de l’isolation atteint son paroxysme. (…)

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Forum citoyen / Bürgerforum

Genève : Aspasie, association de solidarité des travailleur∙se∙s du sexe, souffle ses quarante bougies

En ce 18 juin 2022 sous un soleil de plomb qui invite à la baignade dans Le Léman, les Bains des Pâquis et Genève-Plage sont déjà pris d’assaut par les baigneurs qui, tentent en vain, de lutter contre la canicule. Certains utilisent le jet d’eau comme un brumisateur géant dont les gouttes rafraîchissantes viennent tomber sur la jetée au milieu de la rade. Mais il est une manifestation qui accueille sur les rives du lac, côté Quai Gustave-Ador, de nombreuses personnes dans la joie et la convivialité : la célébration des quarante ans d’Aspasie au Bateau Genève. Ce jubilé sest marqué par la création de la Fondation Philénis, une fondation immobilière au soutien des personnes travailleuses du sexe. (…)

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Culture / KulturThéâtre / Theater

Théâtre de Carouge: Les femmes (trop) savantes ?, un spectacle haut en couleurs servi par des comédiens fantasques et picaresques – Rencontre (audio) avec Brigitte Rosset

Les femmes (trop) savantes ?, la pièce de Molière, dans une mise en scène par Robert Sandoz et Julia Portier, est revisitée au goût du jour avec de savoureux et truculents clins d’œil à notre société et ses travers. Brigitte Rosset, Christian Scheidt et Olivier Gabus interprètent treize personnages et revisitent cette pièce du XVIIe siècle. Celles et ceux qui connaissent et apprécient le texte de Molière retrouveront sa verve et ses alexandrins, servis avec humour et facéties par les comédiens qui semblent se régaler tout autant qu’ils régalent le public.
Le tandem s’est adjoint la complicité d’Olivier Gabus, qui ajoute à ce duo sa poésie et sa douce folie musicale, avec des pépites sonores particulièrement jubilatoires. (…)

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Cannes 2022Cinéma / KinoCulture / Kultur

Cannes 2022 : Revoir Paris, d’Alice Winocour, présenté dans la Quinzaine des Réalisateurs, s’inspire des attentats de Paris pour en donner une vision personnelle

À Paris, Mia (Virgie Efira), interprète du russe au français à la radio, est prise dans un attentat dans une brasserie. Trois mois plus tard, alors qu’elle n’a toujours pas réussi à reprendre le cours de sa vie et qu’elle ne se rappelle l’évènement que par bribes, Mia décide d’enquêter dans sa mémoire pour retrouver le chemin d’un bonheur possible alors qu’elle croise Thomas (Benoît Magimel), un autre rescapé qui était alors courtier financier. (…)

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Cannes 2022Cinéma / KinoCulture / Kultur

Cannes 2002 : Rencontre audio avec Gérald Duchaussoy, responsable de Cannes Classics

Gérald Duchaussoy est responsable de la section Cannes Classics au Festival de Cannes et chargé de la programmation au Marché International du Film Classique au festival Lumière, à Lyon. Il anime le Cinéma de la cité à Angoulême où il vit désormais avec sa famille. (…)

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Forum citoyen / Bürgerforum

A « SOS chats », à Noiraigue, dans le canton de Neuchâtel, Tomi Tomek et Aurore Lecerf, poursuivent leurs combats pour défendre les chats harets, entre autres – Rencontre (audio)

Tomi Tomek, née en 1952 à Quakenbrük, en Allemagne, diplômée en pédagogie sociale, a travaillé comme pantomime et a participé à Berlin à la création de la première «Maison des femmes battues».  À Berlin, Tomi Tomek rencontre Elisabeth Djordjevic qui deviendra sa compagne. Elisabeth l’invite à venir découvrir la Suisse, plus particulièrement le canton de Neuchâtel. Mais Tomi nourrit depuis longtemps le rêve d’aller vivre aux États-Unis. Tomi part donc chez l’Once Sam où elle travaille dans un refuge. Sans trop s’éterniser aux États-Unis, elle retrouve sa compagne et toutes deux achètent une grande bâtisse située à l’orée de la forêt à Noiraigue, avec vue sur le Creux-du-Van. Avec Elisabeth, Tomi Tomek fonde l’association «SOS Chats», dont elles font protéger le nom, mais celui-ci est malheureusement repris dans un autre canton romand. (…)

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Culture / KulturThéâtre / Theater

La Scène vagabonde est de retour dans le Parc Trembley pour sa troisième édition – Rencontre avec Valentin Rossier (audio)

(…) Du 06 au 21 mai, le premier spectacle de cette édition de la Scène vagabonde propose Pour un oui ou pour un non et Elle est là – Deux pièces en un acte, de Nathalie Sarraute, dans une mise en scène de Valentin Rossier que nous avons rencontré avant le lever de rideau. Valentin Rossier a donc choisi d’ouvrir cette saison de la scène vagabonde en explorant deux œuvres de Nathalie Sarraute, l’une des figures de proue du Nouveau Roman. Dans ces œuvres écrites pour le théâtre, la romancière explore la pensée humaine, tortueuse et mystérieuse, en disséquant le poids et la force du verbe, l’intensité des ellipses et des non-dits, la puissance des silences. Durant une première partie, les comédiens évoluent dans un décor minimaliste, épuré, où trônent deux canapés gris anthracite qui les accueillent ponctuellement pour mieux échanger et faire résonner la charge émotionnelle des mots et de leurs sens. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Les Folies fermières, de Jean-Pierre Améris, retrace l’incroyable défi relevé par un agriculteur au bord de la faillite – Rencontre (audio)

Le dernier film de Jean-Pierre Améris, Les Folies fermières, s’inspire d’une histoire vraie, que le cinéaste a découverte en janvier 2018 lorsqu’il a vu un reportage consacré à David Caumette aux actualités régionales de France 3. David Caumette, paysan agriculteur et éleveur dans le Tarn, faisait le constat amer que depuis 2010, vingt-sept fermes disparaissaient chaque jour en France, dont un tiers en élevage. Rappelons la tragique situation des agriculteurs de l’Hexagone : plus de trois-cents-cinquante agriculteurs se suicident chaque année, soit presque un agriculteur chaque jour. Cette dure réalité ne l’a pas épargné. Sur sa commune de Garrigues, dans le Tarn, les métiers de l’agriculture disparaissent de manière vertigineuse. Malheureusement, cette situation n’est pas spécifique à la France et se retrouvent dans d’autres pays.
David Caumette est le seul et le dernier éleveur du village. En 2007, il démissionne de son poste de directeur d’exploitation en lycée agricole, pour reprendre ce seul et dernier élevage. Sa famille s’oppose à ce choix et les anciens de la commune le surnomment le fou. Pour éviter la liquidation de son exploitation, il décide de créer le premier cabaret à la ferme de France, les « Folies fermières ». (…)

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