Fiancées, de Julia Bünter, brosse un portrait bigarré et intime des jeunes femmes égyptiennes à la veille de leur mariage

Présenté aux Visions du Réel 2019, le film de Julia Bünter sort sur les écrans romands le 4 mars 2019.

Le film de Julia Bünter propose une immersion au coeur de la société égyptienne, dans l’antre de l’intimité des jeunes filles alors qu’elles se préparent à franchir le pas et se marier, un rite initiatique crucial dans un pays qui revient de manière de plus en plus marquée vers la tradition et l’hégémonie masculine.
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Berlinale 2020 – Panorama : Schwarze Milch (Black Milk), d’Uisenma Borchu, décrit la discrépance entre Occident et traditions de la steppe

La séquence d’ouverture est magnifique : une jeune femme au type asiatique qui se regarde dans le miroir et s’attache les cheveux. Puis la caméra suit un homme occidental, au visage anguleux, qui se prépare face au miroir de la salle de bain. On entend une mélopée mongole … L’homme arrive brusquement dans le salon d’où provient la musique et éteint sans crier gare le lecteur de musique : « On doit supporter ta musique ! » crie-t-il à l’endroit de la jeune femme. Franz exige de la jeune femme qu’elle lui dise quelle lui appartient. On trouve la jeune femme couchée sur le dos pendant que Franz (Franz Rogowski) se soulage. On comprend avec ces quelques courtes scènes que l^homme est dominateur, autoritaire et la jeune femme malheureuse.
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Berlinale 2020 – Panorama:  Cidade Pássaro (Shine Your Eyes), du réalisateur brésilien Matias Mariani

Cidade Pássaro (Shine Your Eyes)  dont la traduction littérale signifie ville aux oiseaux – commence comme un documentaire, filmant les rues et les immeubles d’une grande ville, les passants, les commerçants, les livreurs, les rues et les magasins de la ville qui s’animent en matinée. Le musicien Amadi  (Okechukwu Ukeje, connu sous le nom O. C. Ukeje) n’a plus eu de nouvelles de son frère aîné Ikenna Igbomaeze (Chukwudi Iwuji) depuis longtemps. Il voyage du Nigéria vers la métropole brésilienne de São Paulo, où Ikenna, doué pour les mathématiques, est censé travailler comme professeur dans un institut technologique – du moins, c’est ce qui est indiqué sur la page d’accueil de l’institut, Universidade Govenant chega a São Paulo: son portrait et son titre trônent aux côtés de celui de Miro Kuzko (Paulo Andre). Mais non seulement il n’y a aucune trace d’Ikenna, l’institut n’existe même pas. Avec le soutien de son oncle et de l’ex-amant d’Ikenna, et en possession des mystérieuses notes et calculs de son frère, Amadi part à la recherche de son frère.
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God Exists, Her Name is Petrunya (Gospod postoi, imeto i’ e Petrunija)

Ce petit bijou venu de Macédoine en compétition à Berlin et reparti de manière tout à fait scandaleuse bredouille du festival arrive enfin sur nos écrans. Il n’y a pas plus de justice dans le monde du cinéma que dans le monde réel, mais parfois des rééquilibrages bienvenus : alors que Juliette Binoche et son jury n’ont pas su reconnaître une once de qualité à ce merveilleux film – tout occupés qu’elles et ils étaient à primer des films français et/ou prétentieux, le public lui semble au rendez-vous dans les pays où il est déjà sorti.
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Berlinale 2019 – Compétition jour #4 : God Exists, Her Name is Petrunya (Gospod postoi, imeto i’ e Petrunija) – une comète cinématographique venue de Macédoine!

Il aura donc fallu attendre ce dimanche matin 9 heures pour enfin découvrir un film pouvant appâter sérieusement un Ours!

Ce petit bijou de cinéma nous vient de Macédoine et d’une famille très engagée sur ce film puisque chez les Mitevski, nous avons Teona Strugar qui est la réalisatrice et co-scénariste (avec Elma Tataragic), puis Labina qui est actrice et productrice et Vuk, le directeur artistique! Mais ce qui tient avant tout ce film, c’est l’actrice époustouflante Zorica Nusheva, qui joue Petrunay de manière résolue mais tout en modulations, et cette histoire inimaginable, tellement sensationnelle dans tous les sens du terme, que bien évidemment elle ne pouvait être totalement inventée.
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Berlinale 2015 – Compétition jour #8: Une résistance allemande, une émancipation albanaise.

Au menu de cette 8e journée dans la section compétition, un énième film allemand sur la Seconde Guerre mondiale (hors

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