Cannes 2019 : Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec ont présenté dans la sélection Un certain regard leur adaptation en animation des « Hirondelles de Kaboul », film très attendu tant par la critiques que par le public, tous comblés!

Été 1998, Kaboul est en ruines, occupée par les talibans. Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq (Simon Abkarian), le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Il surtout abattu de voir sa femme (Hiam Abbas) dépérir d’un cancer comme elle ne peut accéder à de véritables soins. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l’obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n’a plus d’autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore… Mohsen (Swann Arlaud) et Zunaira (Zita Hanrot) sont jeunes, ils s’aiment profondément. Tous deux ont fait des études universitaires, lui pour enseigner le français et l’histoire, elle pour enseigner le droit et le dessin. Mais le dessin, la musique, la culture en général, tout est considéré comme « haram » par les extrémistes qui dirigent dorénavant la ville  dont le chef de file. En dépit de la violence et de la misère quotidienne, ils veulent croire en l’avenir. Un geste insensé de Mohsen va faire basculer leurs vies.
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Locarno 2018 – Rencontre avec David Roux et Jérémie Renier pour L’ordre des médecins

Le premier long métrage de David Roux, L’ordre des médecins, réunit une distribution de choix

A trente-sept ans, le docteur Simon Chaykine (Jérémie Renier) est un médecin aguerri, qui côtoie la mort tous les jours dans son service de pneumologie. Au fil des ans et de l’expérience acquise, Simon s’est forgé une carapace qui le protège de sombrer dans une implication trop personnelle face aux épreuves que traversent ses patients… jusqu’au jour où sa mère (Marthe Keller) est hospitalisée dans un état critique dans un service voisin, l’intime et le professionnel se télescopent. Tout l’univers de Simon, toutes ses certitudes et ses convictions vacillent.
Écrit par David Roux en collaboration avec Julie Peyr (nominée au César 2016 du meilleur scénario original pour Trois souvenirs de ma jeunesse et au César 2014 de la meilleure adaptation pour Jimmy P.), le scénario est centré sur
 Simon, directement inspiré du frère du cinéaste.
Bien que très documenté et réaliste, L’ordre des médecins, présenté hier soir sur la Piazza Grande sous un ciel clément, touche par sa dimension personnelle qui comporte une dimension universelle et l’humanité de ce médecin rompu aux épreuves qui, dans une épreuve plus intime, voit ses certitudes vaciller, sa carapace se fissurer et retrouver à travers cette épreuve sa part d’humanité enfouie.
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