Palmarès de la 70e Berlinale très consensuel

Le jury international composé de Jeremy Irons (président) Bérénice Bejo, Jeremy Irons, Bettina Brokemper, Annemarie Jacir, Kenneth Lonergan, Luca Marinelli et Kleber Mendonça Filho semble avoir voulu ratisser large et ne pas froisser ou faire de vagues. L’impression que le palmarès donne est celui du consensus : donner des récompenses un peu dans toutes les directions, cela ne peut que dans l’ensemble s’équilibrer. Et c’est vrai que le résultat, un peu tiède et convenu, tient à peu près la route. On regrettera toutefois que des films exigeants comme Rizi (Days) de Tsai Ming-Liang ou The Roads Not Taken de Sally Potter repartent bredouille. Cependant, pour être honnête, le fait que le film de Tsai Ming-Liang ne reçoive aucun prix malgré sa qualité exceptionnelle tient plutôt au fait que le directeur artistique Carlo Chatrian ait gâché toutes ses chances en le plaçant en compétition officielle plutôt que dans la nouvelle section compétitive qu’il a créée – Encounters.
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Berlinale 2020 – Compétition : Undine de Christian Petzold ou le réenchantement du monde

Undine est la cinquième contribution à la compétition du festival de Berlin où il n’a jamais eu l’Ours d’or. En 2018, il présentait le formidable Transit, basé sur le roman éponyme d’Anna Seghers, avec Paula Beer et Franz Rogowski dans les rôles titres. Dans Undine, il reforme ce couple de cinéma qui semble être moulé dans la définition de l’intimité sensuelle et respectueuse de l’amour.

Ce film est un pur bonheur cinématographique où l’art du cinéaste allemand de mélanger les genres et tisser une trame à la fois limpide et truffée d’éléments qui donnent à l’histoire dont il s’empare des couches de sédiments d’histoire. Undine ne fait pas exception, même si de prime abord, c’est avant tout une histoire d’amour. Petzold s’empare ici d’un thème mythologique mais qu’il traite avec le réalisme cinématographique qui le caractérise. Et c’est une réussite !
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Berlinale 2020 : La chasse à l’Ours d’or est ouverte du 20 février au 1er mars !

Quelle drôle d’idée d’avoir choisi l’année anniversaire des 70 ans du Festival international du film de Berlin pour en changer sa direction. Certes son directeur Dieter Kosslick, après avoir renforcé le festival dans sa place du top 3 des plus grands festivals du monde et lui avoir un donné un profil très engagé dans la société, avait fait son temps. Mais cette année jubilé semble être celle de tous les dangers, une sensation funambulesque flotte sur la Potsdamer Platz : la Berlinale va-t-elle trouver un nouveau souffle et se relancer dans l’espace des festivals qui à la fois représente l’état du cinéma actuel et se projette dans l’avenir de l’industrie du 7e art, ou va-t-elle continuer lentement sa chute et laisser sa place à des festivals outre-Atlantique installés dans le même créneau calendaire qui la cannibalise depuis plusieurs années déjà ? 
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