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Un héros, d’Asghar Farhadi, ou de la sanction apposée par les réseaux sociaux

Un héros commence alors que le personnage principal, Rahim (Amir Jadidi), est en prison pour non-paiement de sa dette. Il obtient deux jours de permission et tente de persuader son créancier de retirer sa plainte en lui promettant qu’il va tout mettre en œuvre pour en rembourser une partie, mais les choses ne se passent pas comme prévu. Durant cette brève permission, Rahim trouve un sac à main empli de bijoux en or. Après quelques tergiversations et hésitations, il colle des affiches pour retrouver la propriétaire dudit sac. A priori, Rahim semble un homme tout à fait normal mais désespéré de se trouver derrière les barreaux : ce sac et son précieux contenu sont une aubaine et vont bouleverser sa vie ; il devient rapidement un personnage dont on parle abondamment à la télévision et sur les réseaux sociaux.
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Le film bosnien Quo Vadis Aïda? de Jasmila Zbanic remporte le European Film Award 2021

Jasmila Zbanic a remerciée les femmes et mères de Srebrenica après avoir appris que sa puissante œuvre, de haute qualité cinématographique, a remporté trois récompenses :
Ce film est dédié aux femmes et aux mères de Srebrenica, et leurs fils, maris, pères tués. Trois générations d’hommes exterminés à cause de leur origine. Les femmes de Srebrenica trouvent le moyen de construire la paix dans un pays complètement détruit. Les femmes doivent toujours réparer les dégâts causés par les hommes. Je dédie ce prix aux femmes de Srebrenica et à nos mères, qui nous ont appris à transformer la destruction en amour!
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Here we are (My Kid), de Nir Bergman, propose une chemin initiatique entre un père et son fils autiste, sous forme de road-movie, pour accepter la séparation inéluctable

Aharon (Shai Avivi) a consacré sa vie à élever Uri (Noam Imber), son fils autiste. Ensemble, ils vivent dans le Nord d’Israël, à Tivon, dans une routine complice et joyeuse, faite de rites qui rassurent et calment Uri comme se mettre à se marcher en levant les jambes pour éviter d’écraser des escargots qu’Uri croit voir, même en plein été. Dans la succession des rites quotidiens, père et fils attendent avec joie et humour ces petits bonheurs, ces habitudes qui scandent leurs journées et sécurisent le jeune homme autiste : manger des petites pâtes en étoiles, nourrir les poissons rouges et blancs de l’aquarium, danser sur Gloria d’Umberto Tozzi en chantant à tue-tête, rentrer du vélo depuis la gare, prendre le train pour aller à Tel Aviv et rentrer aussitôt, aller manger des pizzas au bistrot du village. Mais ce qu’Uri aime par-dessus tout, c’est de regarder sur son petit lecteur de DVD portable les films de Chaplin, en particulier Le Kid qu’il peut regarder en boucle sans jamais s’en lasser  ! D’où le complément du titre ! (…)

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Steven Spielberg revisite West Side Story tout en lui restant fidèle : pari réussi !

Le remake de West Side Story par Steven Spielberg était annoncé, attendu et alimentait les attentes des spectateurs tout en nourrissant leur impatience. Le film original de 1961, avec la musique composée par Jerome Robbins et Robert Wise, avait rencontré un vif succès public et remporté dix Oscars. Cette version était adaptée de la comédie musicale éponyme d’Arthur Laurents, Stephen Sondheim et Leonard Bernstein créée en septembre 1957 à Broadway. Le scénario est une adaptation moderne de la pièce Roméo et Juliette de William Shakespeare. Cependant, la fin de la comédie musicale comme celle du film diffèrent de celle de la pièce : Maria ne se suicide pas après la mort de Tony, comme Juliette le fait sur le corps de Roméo, et oblige les bandes rivales à se réconcilier. Les fans du film de 1961 se souviennent que, contrairement à ses partenaires, Natalia Wood était déjà célèbre lors du tournage de West Side Story et que le rôle de Tony avait été proposé à Elvis Presley qui le refusa sous la pression de son agent. Le rôle fut donc confié à George Chakiris qui connaissait déjà l’univers de West Side Story avant de participer au film car il avait tenu le rôle de Riff dans le spectacle monté à Londres. Dans le film de 1961, les acteurs principaux sont doublés pour le chant sauf George Chakiris. (…)

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L’événement, d’Audrey Diwan, d’après le roman éponyme d’Annie Ernaux, rappelle les affres de l’avortement clandestin – Lion d’or à la Mostra 2021

Audrey Diwan a créé une onde de choc lors de la projection son film à la dernière Mostra de Venise, inspiré du livre éponyme d’Annie Ernaux, sur l’avortement clandestin, le sort des femmes jsuque dans les années septante en France mais le sort de nombre de femmes dans la majeure partie de la planète. (…)

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E stata la mano di Dio (La Main de Dieu), de Paolo Sorrentino, révele aux spectateurs un pan de l’histoire du cinéaste, entre passion du football, intimité familiale et découverte de l’amour

(…) Paolo Sorrentino signe indubitablement ici son film le plus intime et le plus personnel et raconte, via son alter ego Fabietto, son chemin initiatique, sa jeunesse dans sa ville de Naples des années 80, là où sa carrière a débuté. (…)

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PFC’E 2021 – Gaza de Garry Keane et Andrew McConnell : plongée dans le tissu humain de l’enclave-prison de la bande de Gaza

Gaza, une petite bande de terre (41 kilomètres de long et entre 6 et 12 kilomètres de largeur), qualifiée depuis son blocus en 2007 de « la plus grande prison à ciel ouvert du monde », où s’entassent 2 millions de Palestinien.nes entre Israël, l’Égypte et la mer Méditerranée, qui revient au devant de l’actualité au rythme des guerres qu’elle subit, avant de retourner dans un recoin de l’esprit de la « communauté internationale » – comme l’on dit –, qui s’empresse de l’oublier jusqu’aux prochains faits de guerre. Garry Keane et Andrew McConnell portent avec ce documentaire un regard très cinématographique, une esthétique époustouflante et un montage parfaitement assumé dans son intention scénaristique d’entraîner le public au plus près de la vie inconcevable des Gazaoui.es. (…)

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Avec The Power of the Dog, Jane Campion plonge dans le western avec brio et lyrisme

Basé sur le roman éponyme de 1967 de Thomas Savage, The Power of the Dog, projeté à la dernière Mostra de Venise, suit la vie quotidienne des frères Phil (Benedict Cumberbatch) et George (Jesse Plemons) Burbank, propriétaires d’un ranch. Originaires du Montana, Phil et George Burbank ont beau être frères, ils mènent une vie diamétralement opposée. Autant Phil est raffiné, brillant et cruel, autant George est flegmatique, méticuleux et bienveillant. À eux deux, ils sont à la tête du plus gros ranch de la vallée du Montana, une région, loin de la modernité galopante du XXème siècle, où les hommes, rustres et machos, assument toujours leur virilité et où l’on vénère la figure de Bronco Henry, le plus grand cow-boy que Phil ait jamais rencontré. (…)

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PFC’E 2021 – An Unusual Summer de Kamal Aljafari, un manifeste poétique et politique extrait d’une caméra de surveillance

Depuis son premier film The Roof (2006), Kamal Aljafari sonde l’espace de la mémoire individuelle et collective à travers la matière de l’observation qu’il retravaille et restitue à l’écran avec son propre regard. Son dernier film expérimental, An Unusual Summer, entraîne le public dans une enquête à suspense : qui dans le voisinage vandalise la voiture de son père ?
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PFC’E 2021 – The Journey of the Others de Jaime Villareal, une mise en abîme puissante de l’art comme moyen de résistance avec le Freedom Theatre, dans le camp de réfugiés de Jénine en Palestine occupée

Le documentaire de Jaime Villarreal  prend comme point de départ l’entreprise a priori vouée à l’échec des membres du Freedom Theatre de Jénine, en Cisjordanie, de jouer leur pièce The Siege aux États-Unis, pour nous raconter l’histoire du Freedom Theater et ses enjeux culturels, politiques et sociaux. À travers les préparatifs et le suivi des acteurs le cinéaste chilien expose les dynamiques de résistance à travers la culture, du pouvoir symbolique qu’elle véhicule, mais aussi de l’effet salvateur qu’elle peut avoir sur des populations en situation de tension permanente. (…)

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