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Peninsula de Yeon Sang-ho : chevauchée frénétique d’une armada de zombies, une poignée de vivants et d’une cohorte de véhicules indestructibles !

Après Seoul Station (2016), film d’animation qui servira de préquelle à l’ovni du box office mondial 2016-2017, Train to Busan, Yeon Sang-ho continue à surfer sur la vague de son succès et propose avec Peninsula une suite à ces aventures zombiesques sud-coréenne, même si le réalisateur précise que ce n’est pas une suite au sens strict du terme car « il n’y a pas une continuité dans l’histoire, mais pour autant cela se passe dans le même univers ». Pas besoin donc d’avoir vu les deux films précédents – mais cela serait dommage, car ils portent une fraîcheur et un souffle qui commence lentement à se prosaïser dans ce nouvel opus – pour comprendre la trame de Peninsula.
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Yalda, la nuit du pardon, de Massoud Bakhshi : un cinéma-vérité qui dénonce le poids de la loi religieuse et du carcan patriarcal à travers une émission de téléréalité

Iran, de nos jours. Maryam Kamijani, vingt-six ans, tue accidentellement son mari Nasser, soixante-cinq ans. Elle est condamnée à mort. La seule personne qui puisse la sauver est Mona, la fille de Nasser. Il suffirait que Mona accepte de pardonner Maryam en direct devant des millions de spectateurs, lors d’une émission de téléréalité. En Iran cette émission existe, elle a inspiré cette fiction.

Oui, vous avez bien lu !

Le dernier film de Massoud Bakhshi est bel et bien inspiré de faits réels et reprend le principe d’une émission iranienne de télé-réalité à succès – Le plaisir du pardon – diffusée depuis treize ans. Avec un tel sujet, on pourrait supposer que le scénario dépasse la réalité mais ce n’est, malheureusement, pas le cas.
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Albert Dupontel poursuit sa réflexion sur l’humanité et sa difficulté à communiquer dans une comédie burlesque, Adieu les cons !

Lorsque son médecin (Bouli Lanners) apprend à Suze Trappet (Virignie Efira), quarante-trois ans, qu’elle est sérieusement malade et que ses jours sont comptés, elle décide de partir à la recherche de l’enfant qu’elle a été forcée d’abandonner quand elle avait quinze ans. Sa quête administrative va lui faire croiser JB (Albert Dupontel), quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin (Nicolas Marié, facétieux et attendrissant à souhait !), archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.

Le réalisateur-acteur résume l’intrigue de son film ainsi :
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The Singing Club (Military Wiwes) de Peter Cattaneo – Comédie portée par Kristin Scott Thomas et Sharon Horgan telles un proton et un électron dans un atome !

Peter Cattaneo, réalisateur de la comédie dramatique devenue un classique The Full Monty (1997) où également une troupe – ici des hommes désœuvrés – dans une ville sinistrée du Yorkshire se transforme en Chippendales. L’histoire inspirée par des faits réels (et qui a déjà été traité par la BBC dans une série)   que nous raconte plus de 20 ans après le réalisateur britannique se déroule à nouveau dans cette région, mais dans une base militaire qui par définition vit en vase clôt. Ici le désœuvrement est délétère: les soldats de la garnison sont envoyés en mission en Afghanistan et les femmes de soldat.es se retrouvent seules avec leurs enfants et/ou leurs angoisses.

Le film fonctionne particulièrement dans la mise en scène des caractères opposés et dans le jeu de rivalité que se livrent Lisa (Sharon Horgan), désorganisée et spontanée, parachutée cheffe de chorale, et Kate (Kristin Scott Thomas), femme du colonel de la garnison (Greg Wise), psychorigide et en deuil de son fils. Cattaneo explique d’ailleurs que
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#FridayForFuture! Le documentaire I am Greta, de Nathan Grossman, suit la jeune activiste écologiste de sa suède natale à travers le monde

Présenté hors compétition à la 77ème Mostra de Venise, au Festival de Toronto 2020 et dans la section Documentaires pour le climat du Festival Millenium qui se déroule du 16 au 25 octobre à Bruxelles, le documentaire I am Greta suit la jeune activiste du climat Greta Thunberg.

Pendant une année, Nathan Grossman a suivi la jeune Greta Thunberg, accompagnée de son père. D’abord seule, brandissant une pancarte «Strejk för klimatet » (Grève pour le climat) assise devant le Parlement suédois.

« Si vous ne vous souciez pas de mon avenir sur terre, pourquoi devrais-je me soucier de mon avenir à l’école ?»

répond Greta à une passante qui lui dit qu’elle ferait mieux dee retourner sur les bancs d’école d’étudier pour son avenir. Pour Greta, qui accumule les lectures sur la réalité de notre planète, les chiffres parlent d’eux-mêmes et le constat est alarmant.

« À quoi bon m’inquiéter de mon avenir scolaire si l’existence même d’un avenir n’est plus certaine ? »
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Misbehaviour de Philippa Lowthorpe – Histoire réelle d’une double lutte d’émancipation

On serait tenté de dire que le titre est l’élément le plus réussi de ce film, du moins le plus prometteur. En effet, ce jeu de mots intraduisible, qui veut dire mauvaise conduite, peut être vu à l’aune du sujet en associant les deux termes : miss et behaviour (comportement), est très caustique et engageant. Hélas, le résultat du travail de la cinéaste britannique Philippa Lowthorpe, principalement connue pour ses réalisations de télévision (The Other Boylen Girl, Three Girls, The Crown), est très convenu. Certes, le fait de prendre cette histoire vraie par le biais de la comédie est une bonne idée, mais faire une comédie ne veut pas forcément dire rester à la surface des choses. Et ce sujet aurait mérité un traitement un peu plus profond que la série de stéréotypes qui s’alignent et donnent une matière plus démonstrative que de réflexion, s’apparente au « feel good movie » plutôt qu’au genre comédie dramatique.
À la fin des années 60, le concours de Miss Monde est regardé par des millions de spectateurs, certainement l’événement le plus regardé au niveau planétaire. L’heureuse élue, qui doit être irréprochable publiquement concernant ses mœurs et son comportement devient, pendant un an, à la fois le modèle féminin idéal qui fait rêver les petites filles et la pin-up immaculée pour les hommes devant lesquelles elle est exhibée, comme par exemple les soldats en manque d’images d’Épinal sexuées.
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Rencontre avec Sabina Vajrača, cinéaste bosnienne américaine

Sabina Vajraca, née dans une famille bosnienne de Banja Luka, deuxième plus grande ville du pays, aujourd’hui capitale de l’entité serbe, a été obligé comme de nombreux citoyens, de prendre la route de l’exil. Au printemps 1992, l’adolescente de 14 ans quitte sa terre natale et toute seule trouve un abri en Croatie. Elle a déjà écrit un roman sur une fillette et un chat. La petite fille et son félin ont rencontré un jeune garçon qui voulait sauver la terre entière. Dans la capitale croate commence sa collaboration avec le journal Taatralije consacré au théâtre, qu’elle a fondé avec quatre amis. Deux ans plus tard, en 1994, Sabina quitte Zagreb pour se réfigier à New York City.
Son premier film Sur le chemin à la maison, dans l’inconnu (Back to Bosnia) projeté au Festival d’Amnesty International au Nouveau monde à été dans les sélections officielles au Brésil, Canada, Liban, en Afrique du Sud, Allemagne, Pays-Bas, en Slovénie…Talentueuse cinéaste diplômée de la Columbia University a aussi obtenu le prestigieux Director’s Choice à Crossboard Film Festival et son documentaire de 57 minutes, classée parmi les 100 meilleurs films réalisés par des femmes! Elle a été aussi nommée pour le Student Award Grand Prize et Student Oscars. Cette année la jeune femme fut parmi les candidats de l’Humanitas Prize et nommée pour les BAFTA Student Awards, grâce à son court métrage Variables.
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Sous la peau, de Robin Harsch, suit la transformation de trois adolescents et sonde les questions de genres

Le documentaire Sous la peau, de Robin Harsch, commence avec la voix off du cinéaste qui filme ses deux fils, en bas âge, et se questionne :

« Si mon fils un jour m’avouait qu’il aimerait changer de sexe, je pense que le sol s’effondrerait sous mes pieds. Ce qui me sauverait peut-être serait de le comprendre un peu. Mais comment ? Pendant deux ans, j’ai suivi trois  jeunes Trans* avancer sur ce champ de bataille où s’affrontent questions de genre, et surtout, d’identité. »
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Retour sur les bancs d’école – et dans le préau – avec Parents d’élèves de Noémie Saglio

Vincent (Vincent Dedienne), trentenaire sans enfant, vit de petits boulots, en particulier la garde d’animaux de compagnie durant les vacances de leurs propriétaires. Habitué à converser avec une perruche, un hamster qui passe ses journées à courir dans une roue ou une chatte blottie en boule en clignant des yeux à chaque question de son compagnon humain, Vincent infiltre une tribu aux codes et au langage mystérieux : les parents d’élèves. Se retrouver aux réunions parents-enseignant, aux sorties d’école avec le goûter à la main et à la kermesse de fin d’année relève d’un sacré exploit ! Mais voilà, Vincent a une très bonne raison d’être là et finit même par se sentir bien dans cette communauté un peu spéciale.
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Poly, adaptation du feuilleton par Nicolas Vanier, suit les aventures entre une fillette et un poney maltraité – sortie sur les écrans romands le 7 octobre

Cécile, dix ans, déménage dans le sud de la France, à Beaucastel, avec sa mère, Louise (Julie Gayet). Ce sont les grandes vacances mais l’intégration avec les autres enfants du village est ardue, d’autant plus que le fils du boucher fait la loi et dirige le clan des petits villageois, leur interdisant de fréquenter « la Parisienne ». Lorsqu’un cirque de passage s’installe à côté, Cécile découvre que Poly, le poney vedette, est maltraité. Elle décide de le protéger et d’organiser son évasion ! Poursuivis par Brancalou (Patrick Timsit), l’inquiétant directeur du cirque, et le mystérieux Victor (François Cluzet), châtelain ruiné après l’incendie de son château et repris de justice, accusé à tort. Cécile et Poly s’embarquent dans une cavale pleine de rebondissements, un véritable voyage initiatique et une incroyable histoire d’amitié au jouer de la Provence, dans les champs habités par le chant des cigales.
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