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Auteur : Malik Berkati

Cinéma / KinoCulture / KulturLocarno 2022

Locarno 2022 – Piazza Grande : Last Dance, une tendre comédie sur la danse, la famille, le geste du deuil. Rencontre avec la réalisatrice suisse Delphine Lehericey

Après Puppylove (2013) et Le Milieu de l’horizon (2019 ; Prix du Meilleur film de fiction et Meilleur scénario du Cinéma Suisse 2020) où la cinéaste suisse explorait le monde adolescent, Delphine Lehericey aborde avec Last Dance celui du « dernier âge », comme elle le nomme si joliment.
Germain, septante-cinq ans (François Berléant, qui tient à dire avec humour qu’il n’est pas aussi âgé que son personnage), est retraité. Il passe ses journées à lire en attendant Lise (Dominique Reymond), sa femme qui a des activités extérieures. Il fait partie de cette génération d’hommes qui laisse les femmes s’occuper de tout à la maison. C’est elle qui lui fait à manger, lui prépare le petit-déjeuner… et au milieu de ce quotidien, des moments de grâce apparaissent lorsqu’il lui fait la lecture de À la recherche du temps perdu, instants sauvés du monde et de ses contraintes. Germain a subi une opération majeure l’année précédente et semble de santé instable. Contre toute attente, c’est sa femme qui disparaît. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

 Drii Winter représente la Suisse aux Oscars

L’Office fédéral de la culture a inscrit le film de Michael Koch Drii Winter auprès de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences à Hollywood pour concourir dans la catégorie « meilleur film international ». On saura en décembre 2022 si le film accède à la short-list des films susceptibles d’être nommés aux Oscars. (…)

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Cinéma / KinoCulture / KulturLocarno 2022

Locarno 2022 – Concorso Cineasti del presente : Yak Tam Katia? (How Is Katia) de la cinéaste ukrainienne Christina Tynkevych pose la question de la morale face à l’injustice

Kiyv, Ukraine avant l’invasion russe. À l’image des fléaux qui gangrènent les sociétés post-soviétiques, la corruption règne dans l’espace public, les institutions en sont affaiblies, ceux qui appartiennent à la classe moyenne enchaînent les boulots et les combines pour atteindre le but symbolisant la liberté : avoir son propre appartement. La vie semble être une course poursuite incessante contre les dettes qui s’accumulent dès qu’un pépin survient : il faut payer pour tout, les médicaments à l’hôpital, un avocat même lorsque l’on est partie civile, tout le monde reçoit des bonnes mains, de la professeure principale de Katia à sa mère, Anna, médecin urgentiste. (…)

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Cinéma / KinoCulture / KulturLocarno 2022

Locarno 2022 – Alexander Sokurov en compétition internationale avec Skazka (Fairytale), un ovni cinématographique qui convoque les crapules de l’Histoire

(…) La forme visuelle et sonore du film couplée aux protagonistes qu’il implique entraîne le public dans un monde très malaisant où il est difficile de se positionner : faut-il rire aux postures absurdes, à l’humour acide, comment résister à ces envies de régurgiter à l’écoute de leurs leitmotivs assassins, répétés ad nauseam, qui ont souillé l’humanité ? Dans ce conte de fées, il n’y a que des nécromants qui ne cessent de vouloir rencontrer La Force Suprême, Dieu. (…)

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Cinéma / KinoCulture / KulturLocarno 2022

Locarno 2022 – Une comédie noire sur la Piazza Grande : My Neighbour Adolf (Mon voisin Adolf), de Leon Prudovsky

Qui ne s’est jamais demandé si une personne croisée dans la rue ou un tram ne serait pas une personne connue, l’attention attirée par un détail ouvrant grand l’imagination ? Une star, une personnalité publique, un.e politicien.ne, un.e sportif.ve… Eh bien, c’est ce qui arrive à Monsieur Polsky (David Hayman), un survivant de l’Holocauste, installé en Colombie, qui voit emménager à côté de sa maison un étrange allemand, Monsieur Herzog (Udo Kier), escorté de Madame Kaltenbrunner, à son service et très autoritaire (Olivia Silhavy), ainsi que d’un chien berger allemand, Wolfi. Cette arrivée coïncide avec l’enlèvement de Eichmann par les services secrets israéliens en Argentine. Il n’en faut pas plus pour que Marek Polsky, hanté par l’Holocauste, reconnaisse en son voisin Adolf Hitler ! (…)

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Cinéma / KinoCulture / KulturLocarno 2022

Locarno 2022 – Le 75e festival de Locarno démarre sur les chapeaux de roues avec Bullet Train de David Leitch !

Cette vénérable institution qu’est le festival de Locarno, fête cette année son septante-cinquième anniversaire. Même si le festival a passé quelques années difficiles – changement de direction artistique, deux ans de pandémie… –, pas de traces d’arthrose dans ses articulations ! Depuis l’arrivée de Giona A. Nazzaro, il retrouve un nouveau souffle et s’articule sur deux piliers : redynamiser la Piazza Grande avec des films grand public et soutenir le cinéma d’auteur, indépendant et de la nouvelle génération dans ses sections compétitives. Pour l’ouverture du festival, du spectacle total avec Bullet Train de David Leitch, en prime la remise de l’«Excellence Award Davide Campari» à l’acteur britannique Aaron Taylor-Johnson, sur une Piazza Grande pleine à craquer. (…)

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Culture / KulturExposition / Ausstellung

Berlinische Galerie – Eine Ausstellung, die zwei Ikonen des Berliner Kulturundergrounds der 70er und 80er Jahre feiert : ZusammenSpiel. Tabea Blumenschein – Ulrike Ottinger

Für diejenigen, die mit der Avantgarde-Szene der 70er und 80er Jahre im abgedrehten West-Berlin vertraut sind, ist Tabea Blumenschein eine Ikone, Punk und Queer, die durch die Filme von Ulrike Ottinger (Die Betörung der blauen Matrosen – 1975; Madame X, eine absolute Herrscherin – 1977; Bildnis einer Trinkerin – 1979, für ihre bekanntesten Filme mit Tabea Blumenschein, aber sie arbeitet weiter, ihr letzter Dokumentarfilm, Paris Calligrammes, entstand 2020 und hatte Premiere bei der 70. Berlinale) einem breiteren Publikum bekannt wurde. Mitte der 1980er Jahre zog sich die Allround-Künstlerin (Schauspielerin, Kostümbildnerin, Make-up-Artistin, Musikerin, Malerin) aus dem Rampenlicht zurück, um sich bis zu ihrem Tod im Jahr 2020 der bildenden Kunst zu widmen. Die Berlinische Galerie zeigt eine faszinierende Ausstellung, in der Bilder aus Filmen der Regisseurin mit den Gemälden und Collagen ihrer Fetischdarstellerin gespiegelt werden. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

The Gray Man – Une chasse à l’homme autour du monde

Le dernier film des Frères Russo (deux Captain America : The Winter Soldier et Civil War, deux Avengers : End Game et Infinity War) aurait coûté dans les 200 millions de dollars… et ça se voit. Pendant deux heures, nous suivons Six (Ryan Gosling), surnommée aussi « Gray Man », tueur au service de la CIA, dans tous les (re)coins du monde, sur un mode effréné, ponctué par une foultitude de démonstrations technologiques, de courses-poursuites (à pied, en voiture, en avion, dans les airs en chute libre, en tram…), de combats martiaux, à l’arme blanche et surtout aux armes en tous genres, provoquant explosions, fusillades, et même la destruction quasi complète du centre-ville de Prague ! Un feu d’artifices de tout ce que le genre propose. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Avec Peter von Kant, François Ozon retrouve sa verve cinématographique – Rencontre avec le réalisateur et Denis Ménochet

(…) Dans la version originale, Petra von Kant, styliste, maltraitait et humiliait son assistante Marlene et tombait amoureuse de Karin, plus jeune et d’origine modeste qu’elle se proposait de lancer dans le monde de la mode. La proposition d’Ozon est d’inverser les genres : Peter von Kant (Denis Ménochet) est un réalisateur célèbre, entouré de sa muse cocaïnée (Isabelle Adjani) et sa mère éthérée (Hanna Schygulla), qui maltraite et humilie constamment son assistant mutique, Karl (Stéfan Crépon). Il tombe éperdument amoureux d’un jeune homme de 23 ans, Amir (Khalil Gharbia), sans le sou et sans réelles perspectives. Peter von Kant veut faire de lui une star et son amant exclusif. (…)

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Culture / KulturLittérature / Literatur

Avec son nouveau roman, Lisa Neumann, Michèle Kahn part sur les traces des fonds juifs en déshérence en Suisse

Lisa Neumann est la fille de Walter Neumann, héros du roman Shanghaï-la-Juive (1997), qui relate l’histoire des Juifs traqués en Europe par les nazis qui avaient trouvé refuge dans cette ville où l’on pouvait entrer sans visa. Nous sommes à Hong Kong, le 1er juillet 1997, jour de la rétrocession de la colonie britannique à la Chine. Sous une pluie torrentielle, la fête bat son plein, mais pour Lisa, impossible de participer aux réjouissances : depuis vingt-quatre heures, son père, Walter Neumann, patron d’un empire de presse au passé tumultueux, a disparu ! L’enquête du commissaire Chu piétine, sa famille le croit mort alors que Lisa est persuadée que Walter est encore vivant. À l’aide des carnets de son père, elle va mener sa propre enquête qui la mène à Zurich sur les traces d’un ancien bourreau nazi. Là, elle sollicite l’aide d’un avocat réputé, maître Stefan Meier, un amour de jeunesse. Les deux jeunes gens vont rapidement être pris dans le tourbillon d’un odieux épisode de l’histoire suisse : les fonds juifs en déshérence. (…)

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