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Cinéma / Kino

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Seules les bêtes, le dernier film de Dominik Moll, le réalisateur de «Harry, un ami qui vous veut du bien», présenté à la Mostra 2019, brouille les pistes et sème le trouble dans les âmes

Une femme (Valeria Bruni Tedeschi) disparaît sur le Plateau du Causse en plein hiver. Le lendemain d’une tempête de neige, sa voiture est retrouvée sur une route où subsistent quelques fermes isolées. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste, cinq personnes se savent liées à cette disparition. Chacune a son secret, mais personne ne se doute que cette histoire a commencé loin de cette montagne balayée par les vents d’hiver, sur un autre continent où le soleil brûle, et où la pauvreté n’empêche pas le désir de dicter sa loi, où la combine amène des jeunes « brouteurs » à s’enrichir sur la crédulité et la solitude des Occidentaux.
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Corpus Christi (La communion): Quand l’habit parvient à faire le moine !

Acclamé dans tous les festivals où il passe, Corpus Christi (Boże Ciało, [La communion]) de Jan Komasa, issu de la fameuse école de cinéma de Łodź, représente la Pologne à la course à l’Oscar du meilleur film international.

Plus qu’une simple histoire de rédemption – individuelle et collective – , Jan Komasa nous offre dans son dernier film (Suicide Room [2008], Warsaw Uprising [2014], Warsaw 44 [2014]), une intelligente déconstruction des travers d’une société enfermée sur elle-même. Elle est représentée ici par un village en périphérie des grands centres, suffocant sous la chape de plomb d’un secret
Ce dispositif est presque celui d’un film de genre qui a traversé toutes les époques et tous les cinémas, avec peut-être les plus emblématiques westerns et leurs mauvais garçons arrivant en sauveur dans une petite ville, la différence fondamentale résidant bien entendu dans le fait que le cinéma non-hoyllwoodien n’a pas forcément besoin d’un héros qui finit en chevalier blanc et/ou blanchit de tous ses péchés.
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La Vie invisible d’Eurídice Gusmão

Rio de Janeiro, 1950. Eurídice, dix-huit ans, et Guida, vingt ans, sont deux sœurs inséparables qui vivent à la maison avec leurs parents conservateurs. Bien que plongé dans une vie traditionnelle, chacune nourrit un rêve: Eurídice de devenir un pianiste de renom, et prendre des cours au conservatoire de Vienne,  Guida de trouver le véritable amour.
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Sur les écrans suisses Bergmál (Echo), du cinéaste islandais Rúnar Rúnarsson

Présenté dans le Concorso internazionale au Festival de Locarno 2019, Bergmál (Echo), du cinéaste islandais Rúnar Rúnarsson, traite de la société de son île à travers la période des fêtes par le truchement d’un kaléidoscope insolite. 

Le film pourrait se dérouler pendant la très joyeuse période de Noël, culminant avec ses feux d’artifice allumant le réveillon du Nouvel An et effrayant les animaux domestiques à la maison, mais il est tout simplement « inutile de s’attendre à ce que Will Ferrell apparaisse soudainement en collants ou que Judy Garland se moque des joyeux jours d’or d’autrefois » comme le souligne la critique de Cineuropa. Rúnar Rúnarsson est islandais et dans la tradition scandinave, il dépeint la période des fêtes avec cette vision si spécifique des gens du grand Nord, sans serpentins ni cotillons.
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Lea Tsemel, avocate : le portrait très documentée de l’avocate juive-israélienne qui défend, depuis des décennies, les Palestiniens

Lea Tsemel, de Rachel Leah Jones et Philippe Bellaïche brosse le portrait exhaustif d’une avocate activiste qui défend la cause des Palestiniens envers et contre tous, retraçant son parcours exceptionnel à grand renfort d’images d’archives des cas importants qu’elle a défendus et à l’appui des témoignages de ses proches : son mari, son fils, sa fille et une ancienne étudiante palestinienne à l’Université de Bir Zeit, arrêtée dans les années septante.
Cette coproduction avec Megafun (CAN), Home Made Docs (ISR) et RTS Radio Télévision Suisse propose d’aller à la rencontre, en immersion sur les terrain selon les termes de Pierre Bourdieu, de cette avocate. Le film a été présenté au FIFDH 2019.
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Cinéma / KinoCulture / KulturRecit / Bericht

Le 12e Festival du Cinéma polonais de Paris sous le signe de la Comédie humaine

Les films choisis et projetés au Cinéma  d’art et d’essai Le Balzac, situé à la bordure des Champs Élysées, du 29 novembre au 2 décembre 2019 ont assemblé une actuelle comédie humaine, comme celle d’un étudiant qui fuit l’engagement politique, mais à qui le régime sous l’égide de Jaruzelski ne laisse pas d’alternative. Jeune voyou charmeur aux yeux clairs, adorateur d’alcool et de drogues dures, il se découvre une vocation de prêtre et guérit âmes, avec succès.  Il y a aussi des circonstances où la différence entre la réalité sociale et l’imaginaire n’est pas déterminée, par exemple dans l’existence d’enfants qui ont réussi à s’échapper d’un camp de concentration et finissent par être obligés de lutter contre les chiens dans une forêt inconnue.
Des personnages inhabituels à  la recherche de soi qui nous plongent dans l’éternelle question sur notre place dans univers.
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It must be heaven, d’Elia Suleiman, distille de nombreux messages tout en finesse – il a remporté la mention spéciale du Jury et le Prix FIPRESCI à Cannes 2019

Dix ans après son dernier film, le cinéaste palestinien de Palestine, et non d’Israël comme il le rappelle dans son film, a présenté en compétition au dernier Festival de Cannes son dernier opus, It must be heaven. Cette fois-ci, il dirige son regard critique et politique en dehors de la Palestine pour réaliser que le monde est un microcosme de la Palestine où l’Etat absurde gagne du terrain et l’absurde devient prédominant.
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Les Ailes du désir – Berlin, si près, si loin

Le 9 novembre 1989, contre toute attente, tombait le Mur de Berlin. Déjà en 1985, au cœur de la Guerre Froide, un cinéaste avait eu la prémonition des événements à venir et tourna ce qui devait devenir le chant du cygne de Berlin-Ouest, une perle du cinéma mondial et un hymne à l’espoir porté par un immense souffle poétique. Son nom? Wim Wenders. Son film?  Les Ailes du désir.
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Play, d’Anthony Marciano, un film générationnel qui parle aux trentenaires

Ce film franco-belge, réalisé par Anthony Marciano, réunit Max (Max Boublil), Arnaud (Thomas Aprahamian), Mathias (Malik Zidi), trois amis qui se se fréquentent au collège puis resteront amis durant les années lycée, à la faculté et à l’âge adulte.

En 1993, Max a treize ans (Alexandre Desrousseaux) quand son père (Alain Chabat) lui offre sa première caméra. En cette soirée de Noël, le jeune adolescent film l’âtre de la cheminée, le sapin et les cadeaux, sa petite soeur qui découvre les siens, ses parents. Puis, filmant sa soeur dans sa chambre qu’il nomme « la tanière de la bête », il filme ensuite le fameux cake au yaourt de sa mère.
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Et puis nous danserons (And Then We Danced), troisième long métrage de Levan Akin, souligne la difficulté des communautés LGBTQ dans une société conservatrice

Le cinéaste géorgien choisit d’analyser le conservatisme de la société de son pays à travers la lunette de lecture de la danse traditionnelle, très stylisée et esthétisante mais que les défenseurs du genre revendiquent très masculines malgré les apparences.

And then we danced s’ouvre avec des enchaînements et des répétitions de chorégraphie dans une salle de danse; le professeur, Aleko (Kakha Gogidze) qui a un petit côté à la Maurice Béjart, fixe avec dureté le couple d’élèves qui danse avec grâce et finesse : Merab (Levan Gelbakhiani) et Mary (Ana Javakishvili) dansent en couple depuis de très nombreuses années au sein de l’Ensemble National Géorgien. Un jeune homme entre dans la salle : Irakli (Bachi Valishvili). Le jeune danseur remarque tout de suite la présence et le charisme du nouveau venu. Par contre le professeur lui fait enlever sa boucle d’oreille. Son monde est brusquement bouleversé lorsque le charismatique Irakli arrive et devient son plus grand rival, ainsi que son désir le plus intense. Dans une société conservatrice où les normes sont fondamentales, Merab va devoir se libérer de ses carcans.
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