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Forum citoyen / Bürgerforum

Le collectif anarchiste Masovka porte plainte contre l’unité antiterroriste grecque

Notre collègue Angélique Kourounis, correspondante en Grèce de Radio-France et de Charlie Hebdo, réalisatrice du documentaire Aube dorée : Une affaire personnelle nous alerte sur certaines dérives policières en Grèce visant des collectifs politiques et militants. Voici ce qu’Angélique Kourounis et Thomas Iacobi – correspondant du quotidien La Croix et de la Deutsche Welle en Grèce et co-scénariste du documentaire sur Aube dorée – nous relatent :
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Culture / KulturExposition / Ausstellung

L’Abbatiale de Payerne, joyau de l’art roman en Suisse, met en place une saison 2021 interactive (et accessoirement permet de gagner 10’000 francs en pièces d’or !)

L’Abbatiale a rouvert au public le 11 juillet 2020, après plus de 10 ans de travaux avec un parcours de découverte immersif et interactif qui permet aux visiteurs, petits et grands, de se glisser dans l’histoire et les secrets de cet édifice millénaire.
Pour la saison 2021, l’Abbatiale de Payerne met au centre de l’attention la figure mythique de la reine Berthe avec des performances artistiques et visites guidées contées qui permettent au public de mieux connaître cette figure légendaire dont, comme l’explique l’historien Kurt Messmer, « l’état des sources désespère les historiens, mais constitue un terreau fertile pour les légendes », et d’acquérir les précieux indices de l’enquête du « Tombeau de la Reine » qui se clôturera en mai par l’ouverture exceptionnelle du tombeau de l’église paroissiale, intervention archéologique inédite. Démarrée en 2020, la quête trouve sa conclusion cette année, non seulement avec l’ouverture du tombeau mais également avec 10’000 francs en pièces d’or à gagner. Le dernier indice vient d’être dévoilé sur le site de l’Abbatiale et les bulletins de participation peuvent être renvoyés. En été, grâce à l’exposition « Bâtisseurs », c’est autour de la construction médiévale et des restaurations de monument que les visiteurs pourront découvrir le site millénaire de l’Abbatiale. En septembre, l’Abbatiale fêtera sa première année depuis sa réouverture avec un programme qui sera dévoilé ultérieurement et, pour clôturer la saison, les associations musicales gravitant autour de l’édifice offriront un programme musical pour célébrer Noël.
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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Le septième art en deuil : disparition de Bertrand Tavernier, un immense cinéaste et un cinéphile inconditionnel

Le monde du septième art est ébranlé par la triste nouvelle à l’annonce de la disparition de Bertrand Tavernier et salue tant le cinéaste humaniste, et engagé, le cinéphile érudit et l’homme, qui dénonçait farouchement les injustices. L’Institut Lumière à Lyon, dont Bertrand Tavernier était le président, a annoncé la disparition de Bertrand Tavernier ce jeudi 25 mars 2021, s’associant à la peine de ses proches dont son fils Nils, acteur et cinéaste, et sa fille Tiffany, romancière, scénariste et assistante réalisatrice. Le cinéaste, scénariste, dialoguiste, producteur et écrivain s’est éteint à Sainte-Maxime, dans le Var à l’âge de septante-neuf ans, un mois jour pour jour avant son quatre-vingtième anniversaire.
Cinéphile dès l’enfance
Atteint très jeune dans sa santé (tuberculose), Bertrand Tavernier était emmené au cinéma par ses parents dans sa ville natale, Lyon, et avait volontiers que le septième art lui servait de « béquille » pour supporter la maladie.  Ce feu sacré ne l’a jamais plus quitté et cet immense cinéphile avait créé dans ses jeunes années le ciné-club Nickelodéon, avant de devenir attaché de presse, assistant de Jean-Pierre Melville, puis lui-même réalisateur.
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Cinéma / KinoCulture / KulturInternet

Cérémonie des Prix du cinéma suisse 2021 – Édition en ligne et films à la demande à voir jusqu’au 28 mars (gratuitement les 27 et 28 mars pour les vainqueurs)

Que les cinéphiles d’Helvétie se réjouissent ! Si les salles de cinéma demeurent fermées pour l’instant pour les spectatrices et les spectateurs, le septième art vient à elles et à eux par le biais de la Cérémonie des Quartz ! La cérémonie de remise du Prix du cinéma suisse se tiendra le vendredi 26 mars 2021 à 19h00. Cet événement, très apprécié par les professionnels, par la presse comme le public suisse, sera diffusé en live-stream sur le site : www.quartz.ch
Semaine des nominés
La Semaine des nominés, organisée par l’Association « Quartz » Genève Zürich, aura lieu cette année du lundi 22 au dimanche 28 mars. Les films nominés pourront être vus en ligne du lundi 22 au vendredi 26 mars sur les sites des cinémas partenaires que sont Les cinémas du Grütli de Genève ainsi que le Filmpodium de Zurich dont voici les sites : www.cinemas-du-grutli.ch , www.filmpodium.ch

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Culture / KulturExposition / Ausstellung

La Fondation Beyeler montre à nouveau son génie muséographique avec l’exposition «Rodin / Arp» jusqu’au 16 mai 2021

Alors que le Conseil fédéral vient de doucher tous les espoirs des milieux culturels d’une prochaine réouverture des lieux dédiés, il n’a pas annoncé de refermeture du seul espace qui permette à l’esprit de respirer et d’assouvir ses pulsions de découvertes, le musée. Parmi ceux qui avaient dû fermer, à l’annonce du second semi-confinement, juste après avoir inauguré une nouvelle exposition, la Fondation Beyeler de Bâle (Riehen) avec sa proposition émulatrice de juxtaposition des deux grands sculpteurs – August Rodin et Jean Arp.
Sculpteurs en dialogue
C’est la première fois qu’une exposition muséale fait dialoguer Auguste Rodin (1840–1917) et Hans Peter Wilhelm Arp (1886–1966), mettant face à face l’œuvre pionnière du grand réformateur de la sculpture du 19e  siècle finissant et l’œuvre influente d’un des protagonistes majeurs de la sculpture abstraite du 20e  siècle. Leurs créations illustrent de manière exemplaire des aspects fondamentaux du développement de la sculpture moderne. Rodin a ainsi introduit des idées et des possibilités artistiques radicalement nouvelles dont Arp s’est saisi plus tard dans ses formes biomorphes, les faisant évoluer, les réinterprétant ou les contrastant. Il n’est à ce jour pas certain que Rodin et Arp se soient jamais rencontrés personnellement, mais leurs œuvres présentent des liens de parenté artistique et de références communes, tout comme des différences, qui font de la confrontation de leurs créations singulières une expérience visuelle particulièrement éloquente.

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Cinéma / KinoCulture / KulturInternet

La plateforme de streaming suisse Filmingo rend hommage à l’acteur suisse décédé en 2019, Bruno Ganz, qui aurait fêté ses 80 ans le 22 mars de cette année

Acteur de théâtre et de cinéma mondialement connu, Bruno Ganz nous quittait, dans un dernier clin d’œil plein de poésie, le dernier jour de la Berlinale 2019 inondé de soleil après plusieurs jours de grisaille, enrobant dans un écrin glacé et sec, mais lumineux à faire jaillir les larmes et les doux sourire de la nostalgie, la Potsdamer Platz, cœur battant du festival mais également lieu mythique sur lequel les deux anges des Ailes du désir (Der Himmel über Berlin) veillaient : Bruno Ganz, l’ange Damiel, et Otto Sander, l’ange Cassiel, qui nous avait quittée en 2013. Bruno Ganz était chez lui sur la Potsdamer Platz et à la Berlinale, maintes fois invité, car le grand acteur qu’il était, n’hésitait pas à se frotter à tous les genres du cinéma et à nombre de projets allant de films grand public à du cinéma plus âpre et confidentiel. Célébré dans l’espace germanophone au théâtre, Bruno Ganz avait au cinéma une aura mondiale et le cinéma international ne s’est pas privé de le faire jouer, de grands rôles comme des rôles secondaires qui donnaient l’assurance aux cinéastes d’une incarnation de leurs personnages donnant de l’épaisseur au film dans sa globalité.
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Berlinale 2021Cinéma / KinoCulture / Kultur

Berlinale 2021 – Compétition : Ghasideyeh gave sefid (Ballad of a White Cow) de Behtash Sanaeeha et Maryam Moghaddam; une veuve dans une société corsetée et face à l’appareil d’État

La vie de Mina (Maryam Moghaddam) est bouleversée lorsqu’elle apprend que son mari Babak a été accusé à tort du crime pour lequel il a été exécuté. La bureaucratie s’excuse pour l’erreur judiciaire et propose une compensation financière  – le prix d’un homme adulte –, l’argent du sang pour se racheter de cette erreur. Comme souvent dans les films iraniens que nous voyons dans les festivals – pour reprendre la vision de Mani Haghighi – il s’agit d’un combat entre les individus et l’appareil d’État, le pot de terre contre le pot de fer. Par amour-propre, pour que justice soit rendue et pour le bien de sa fille sourde, Mina se lance dans ce combat et se heurte bien entendu  au système empreint de cynisme. Alors que l’argent commence à manquer, un étranger nommé Reza (Alireza Sanifar) se présente. Il prétend avoir une dette envers Babak qu’il veut maintenant régler. La première réaction de Mina est la méfiance, mais elle finit par laisser entrer Reza dans sa vie. Elle est loin de se douter qu’un secret les lie tous les deux.
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Brève / KurznachrichtCinéma / KinoCulture / Kultur

César 2021: les grands vainqueurs de la cérémonie

Adieu les Cons, la comédie dramatique d’Albert Dupontel, qui évite systématiquement cette fête, fut nommée pour la plus haute récompense du cinéma français César, 12 fois et remporte sept statuettes dorées : Meilleur film, Meilleure réalisation, scénario original, photographie, décors. Nicolas Marié obtient le César pour le meilleur comédien dans un second rôle. Son septième film, long de 87 minutes, sorti en salles en octobre dernier, a aussi séduit des jeunes qui lui ont attribué le César des lycéens.
Organisée à l’Olympia le 12 mars, la cérémonie a été suivie par 1,6 million de téléspectateurs. Ils ont vite appris que Laure Calamy a obtenu la récompense de meilleure actrice pour son rôle dans Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal. Sami Bouajila, le protagoniste principal du film Un fils a été proclamé meilleur acteur. Très sobre et élégant il a commenté son deuxième César :
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Berlinale 2021Cinéma / KinoCulture / KulturForum citoyen / Bürgerforum

Berlinale 2021 – Berlinale Special : Courage du Biélorusse Aliaksei Paluyan nous entraîne dans le cœur battant de la résistance pacifique – Entretien avec le cinéaste

Le documentaire d’Aliaksei Paluyan s’ouvre sur des images de manifestations réprimées violement, il semble qu’il y a des morts et disparus. On se dit, tiens, les images semblent un peu passées de couleurs, les gens n’ont pas tout à fait l’allure de ceux d’aujourd’hui et puis tout à coup apparaît à  l’écran Loukachenko jeune ! Et on réalise que ces images n’appartiennent pas à la collection de celles que l’on voit dans nos journaux télévisés depuis août 2020 avec l’élection truquée qui vaut au pays d’immenses manifestations violemment réprimées depuis lors ainsi que le départ en exil des principales figures de l’opposition qui n’ont pas encore été arrêtées, mais fait partie de l’iconographie socio-politique de la Biélorussie depuis l’arrivée de son président-dictateur en 1996 !
Le décor est planté : la résistance à l’oppression ne date de l’été passé mais dure depuis 25 ans et nous allons suivre les manifestations récentes dans le sillage de Maryna Yakubovich, Pavel Haradnizky et Denis Tarasenka qui, il y a quinze ans, frustrés par le régime autoritaire, ont quitté le théâtre d’État de Minsk pour se produire dans le tout nouveau Théâtre libre du Belarus, avec la désobéissance civile comme impératif moral. Parallèlement aux manifestations, Aliaksei Paluyan nous fait entrer dans l’univers fascinant des répétitions – avec un metteur en scène en exil, Nokola Kalezine, qui les dirige à travers Skype –  et des représentations de la pièce jouée actuellement sur les femmes et la prison dans le Belarus contemporain, ainsi que des incises dans la vie privée des actrices et acteurs, témoignages précieux de leurs idéaux, mais aussi de leurs doutes et de leurs interrogations légitimes sur la limite qu’ils et elles doivent poser à leur courage.
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Cinéma / KinoCulture / KulturForum citoyen / Bürgerforum

FIFDH 2021 : dans la Compétition fiction, Les racines du monde, de Byambasuren Davaa vite à un voyage poétique tout en faisant réfléchir sur les menaces de la mondialisation

Accompagné par des complaintes envoûtantes d’un violon, le film de Byambasuren Davaa s’ouvre sur de vastes étendues aux tons impressionnistes et chatoyants, la caméra s’approche progressivement d’une voiture qui file au travers de ces immenses plaines où la nature semble préservée de prime abord.
Au milieu de la steppe mongole, Amra, douze ans, grandit dans une communauté nomade traditionnelle dans une yourte. Sa maman, Zaya (Enerel Tumen), fait paître le troupeau de chèvres, confectionne des fromages de chèvre qu’elle confie à Amra pour les vendre sur le marché de la ville et parcourt les steppes à cheval. Le matin, Amra est conduit à l’école par son père, Erdene (Yalalt Namsrai), le soir il aide à conduire le troupeau de moutons et de chèvres à la yourte.
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